Mécanisme de perte d’influence

La dissonance, la consonance, la neutralité cognitive, c’est quoi ?

Confiance intérieure

Il y a dissonance cognitive lorsque les faits, la réalité sont en contradiction avec les croyances d’un individu. Cela crée alors un inconfort psychologique qu’il cherche à réduire.

Léon Festinger (« La dissonance cognitive » 1957 ) étudie un groupe sectaire apocalyptique dont le gourou avait prédit la fin du monde. Lorsque les prédictions se trouvèrent démenties par les faits, les fidèles, au lieu de se détourner de leur gourou, renforcèrent leur croyance et les liens qui les unissaient. Les fidèles s’étaient tant investis dans leur croyance, qu’il était trop difficile pour eux d’en changer.

La dissonance cognitive est un processus psychique:

Lorsque les croyances sont profondément ancrées, la plupart d’entre nous visent à les conserver intactes face à une réalité dérangeante. Nous mettons en place des processus psychologiques inconscients. Nous minimisons et oublions ce qui nous dérange, ou détournons notre attention, ou bien nous transformons et réinterprétons le réel de sorte que nos croyances restent intactes.

Dissonance cognitive, le mode d’emploi :
Les croyances collectivement partagées sont prises pour des vérités indiscutables par tous, donc elles sont indiscutées. Même lorsque les faits démentent ces croyances, il vous faudra beaucoup de courage, d’abnégation et de détermination pour vous faire entendre et vous faire comprendre, surtout lorsque ces croyances infondées sont universellement partagées dans une communauté.

Affronter de face ces croyances est plutôt risqué voire contreproductif. Il faut éviter de provoquer le phénomène de dissonance cognitive chez votre interlocuteur. Instaurer un dialogue qui puisse déclencher un questionnement puis une prise de conscience semble à priori la meilleure solution, à condition de faire preuve de patience. C’est un combat de longue haleine.

La définition de l’état de consonance cognitive n’est pas moins générale : deux éléments sont consonants quand l’un des deux découle de l’autre, ou autrement dit quand l’un des deux implique psychologiquement l’autre. Le chercheur devra bien connaître l’ensemble de la situation qu’il étudie afin d’évaluer si elle est plutôt dissonante ou consonante.

Neutralité cognitive

Il n’y a pas d’impartialité du sujet ni de neutralité de l’objet dans le jugement, tout procédé analytique pour objectiver les faits et les choses, tient au moins d’un parti pris pour la connaissance selon l’intérêt du sujet qui objective, c’est-à-dire construit et choisit son objet. Dans les relations humaines c’est la dimension du sujet qui prime et doit déterminer les rapports dans l’intersubjectivité qui transcende tout objectivité simple pour la complexité du jugement d’un être de conscience et de liberté qui ne se laisse pas définir mais participe à sa propre construction et élabore sa propre définition de soi en devenir.

Quatre exemples de dissonance cognitive :
Swann, un bel exemple de dissonance cognitive
L’influence des théories conspirationnistes : pourquoi ça marche ?
Comment une thèse discréditée conserve son influence
Le rêve américain, dissonance cognitive et violence symbolique
Lire aussi:
Influence et croyances collectives
Le mécanisme de la perte d’influence

Par Bénédicte Kibler

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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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