Nature des trigrammes





A propos du Yi king, le Livre des Transformations

Les 64 trigrammes
Les 64 hexagrammes


1. Les trigrammes lumineux ont davantage de traits obscurs, les trigrammes obscurs ont davantage de traits lumineux.
Les trigrammes lumineux sont les trois fils qui tous se composent de deux traits obscurs et d’un trait lumineux.
Les trigrammes obscurs sont les trois filles qui tous se composent de deux traits lumineux et d’un trait obscur.
2. Quelle est la raison de cet état de choses ? Les trigrammes lumineux sont impairs et les trigrammes obscurs sont pairs
Les trigrammes lumineux (yang) se composent des traits
7+8+8 ou 7+6+8 ou 7+6+6 ou 9+8+8 ou 9+6+6 ou 9+6+8.
En utilisant les nombres vouluson peut obtenir de la même manière la valeur numérique des trigrammes obscurs (yin).
Dans les premiers, la somme est donc toujours impaire; le trait représentant le nombre impair (ligne non divisée)est donc l’élément déterminant du trigramme ; l’inverse est vrai pour le trigramme obscur.

3. Quelle est leur nature et quelle est leur essence ?
Les trigrammes lumineux ont un maitre et deux sujets ? Ils révèlent la voie de l’homme noble.
Les trigrammes obscurs ont deux maitres et un sujet. Il révèlent la voie du vulgaire.
Là où un seul commande, l’unité existe. Par contre, là où quelqu’un doit servir deux maîtres, il ne peut y avoir rien de bon.
Cette vérité est ici plus ou moins accidentellement mise en relation avec la forme du trigramme.
Sources Richard Wilhelm Le Livre des Transformation (page 374)


La disposition en 64 trigrammes et en 64 hexagrammes confirme le fait
que l’ennéagramme est à la base du yi king. L’ennéagramme décrit deux lois : la lois de trois exprimant le plan de la causalité et la loi de sept exprimant le plan du processus ou des effets car un hexagramme contient 0 à 6 traits mutables
ou fixes.

La disposition de FO HI correspond strictement à la représentation d’un ennéagramme dans un octogramme centré.

Publicités

3 commentaires pour Nature des trigrammes

  1. Sol dit :

    Ainsi symboliquement les trigrammes sont associés au cycle des saisons mais également à la structure familiale

    Le signe (1) Tchen, 1’Eveilleur correspond au printemps, suivi par la douceur du renouvellement du monde avec le signe (2) Souen. Souen a pour image, d’une part le vent qui dissout la glace rigide, d’autre part le bois qui se développe organiquement. L’action de ce trigramme est de faire que les choses se coulent en quelque sorte dans leur forme, se développent et croissent pour acquérir la forme préfigurée dans le germe. Puis on arrive alors au point culminant de l’année, la mi-été, qui correspond, dans la journée à midi C’est la place du trigramme (3)Li, ce qui s’attache, la Lumière.

    La maturité des fruits et des récoltes et des moissons est représenté par le signe (4)K’ouen, la terre, le réceptif. La mi-automne intervient sous le signe du joyeux, (5)Touei, qui conduit 1’année à la maturité et à sa joie, comme le soir le fait pour le jour.

    « L’hiver s’avance ensuite, dans le signe de l’insondable, K’an, situé au nord à, la place de la terre dans l’ordre antérieur au monde.(6) K’an a pour symbole le ravin. Les pensées retournent de la terre au ciel, au créateur, (7)Kien. Un combat se livre. Vient alors le travail qui consiste à engranger les récoltes. L’eau ne refuse aucun effort mais se tourne toujours vers les endroits les plus profonds, ce qui fait que tout afflue vers elle; de même, l’hiver dans le cycle de l’année et minuit dans celui du jour sont l’heure où l’on recueille. »

    (8)Le trigramme Ken, l’immobilisation, dont l’image est la montagne, contient un sens mystérieux. Ici, dans la tranquillité d’une profonde retraite, la fin de toutes choses est intimement liée dans la graine à un nouveau commencement. Mort et vie, trépas et résurrection sont les pensées qu’éveille la transition de l’ancienne année à la nouvelle.

    Mais le cycle n’est pas à sens unique…

    « Compter ce qui passe, cela repose sur le mouvement en avant. Connaître ce qui vient, cela repose sur le mouvement en arrière. C’est pourquoi le Livre des Transformations à des nombres rétrogrades. »

    J'aime

  2. Sol dit :

    Soit un triangle ABC.

    Assis en tailleur sur sa natte, une tasse de thé à la main, l’angle A observe, fasciné, l’angle B. Vraiment, se di-il intérieurement, cet angle B a été tracé on ne peut plus intelligemment. Que de rigueur ! Que de précision ! Que d’intelligence ! Il eût suffi qu’il fût un peu plus grand ou un peu plus petit pour que tout fût chamboulé. Tout a été bien calculé, compte tenu de moi-même et de notre voisin l’angle C.

    Se tournant vers l’angle C, l’angle A constate exactement le même ordonnancement et ne manque pas d’être émerveillé.

    Se regardant lui-même, l’angle A se dit qu’il a été tout aussi intelligemment tracé que ses voisins.

    L’angle A n’étant rien d’autre que l’angle A, ni plus ni moins, du triangle ABC, il ne conçoit de triangle que celui où il se trouve. Ne pouvant quitter sa place, il lui est impossible de concevoir d’autres triangles différents, comme DEF ou GHI.

    Un promeneur distrait vient à passer et heurte du pied le triangle ABC. Suite au choc, l’angle B se referme un petit peu. Aussitôt l’angle A s’ouvre un petit peu pour compenser.

    L’angle A est littéralement époustouflé par ses capacités d’adaptation. Non seulement, se dit-il, j’ai été intelligemment tracé, mais je suis moi-même intelligent.

    L’angle A, qui en est maintenant à sa troisième tasse de thé, poursuit plus loin sa réflexion, métaphysique cette fois-ci. Certes, se dit-il, toutes ce choses intelligentes ne pouvaient être que le fruit d’une Intelligence Supérieure qui a tracé le triangle.

    Tard le soir, alors qu’il entamait sa neuvième tasse de thé, l’angle A eut un trait de génie. Non se dit-il, je ne suis pas intelligent, je suis seulement interdépendant, interactif, avec les angles B et C que je modèle et influence et qui me modèlent et m’influencent, et qui ne sont pas plus intelligents que je ne le suis moi-même. Il y a juste, poursuit-il, un triangle qui est triangle parce qu’il a justement l’ « intelligence » d’un triangle, et il a l’ « intelligence » d’un triangle parce qu’il est justement triangle. En dehors du triangle, au-dessus du triangle, il n’y a aucune Intelligence, tout simplement parce que le triangle se suffit à lui-même et n’a nulle besoin d’intelligence pour être triangle.

    J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s