Mode de calcul des 987 petits moi












9 commentaires pour Mode de calcul des 987 petits moi

  1. Sol dit :

    === [776] [678766] La Libération n° 40 ===

    Décider de se mettre en marche et prétendre accélérer le cours des événements en usant de violence amènent le pire, mieux vaut attendre que les signes d’un destin plus favorable se manifestent pour décider de se changer en Bouddha ou en Crucifié…

    Je blague un peu et rassemble mes idées pour échanger, dans le contexte des 987 petits moi, sur ce conte et sur ces questions qui défient l’entendement en ce qui concernent les transformations et ce qui s’ensuit.

    Au plaisir de te lire

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  2. pibeste dit :

    …et surtout pas se réincarner en Bouddha dont on dit qu’il est comme un « bâton à remuer la merde  »
    « je ne suis pas venu pour apporter la paix mais l’épee « a dit le crucifié autrement nommé
    « l’agneau de Dieu »,le « Nazaréen », »l’Amour sur le crâne de l’humanité « puisque tel est la signification du Golgotha.

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  3. pibeste dit :

    la vie est comme une illusion…. un jour tu es comme une colombe, un autre comme un vautour ,un bodhisattva ….la vie est vide au regard de l’absolu qui nous contient tous et dont nous sommes les fantasmagories.

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    • Sol dit :

      === [987] [779687] Apprivoisement du Grand n° 26 ===

      Il est bien possible que le monde des 987 petits moi ne parle que de cela , impliquant tout ce qui est nécessaire et donc souhaitable à la dissolution des mirages intérieurs.

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  4. Sol dit :

    === [897] [969987] Le Feu n° 30 ===

    Ce conte parle du Don et de sa perfection le pardon durant la parcours d’un petit moi impermanent durant sa quête de fusion avec l’absolu.

    La colombe et le Bodhisattva:

    Le Bodhisattva parcourait la campagne en quête de ce qu’il ne savait pas. Il marchait à pas lents, tantôt s’abîmant dans ses pensées, tantôt accrochant sa curiosité à la nature, somptueusement vêtu des couleurs de l’infiniment intelligent.

    Soudain il vit une colombe, si fatiguée de brasser l’air lourd que sa chute était imminente.

    En un ultime effort, elle parvint jusqu’au Sage et se laissa tomber à ses pieds.

    – Je t’en supplie Bodhisattva, gémit-elle, sauve-moi ! Un vautour me poursuit depuis ce matin ; je suis épuisée et je n’ai plus d’espoir qu’en toi. Vois, le vautour arrive … il est là !

    En effet, un gros oiseau noir approchait du Sage, mais en volant lui aussi avec tant de maladresse que son épuisement faisait peine à voir.

    Le Bodhisattva ramassa la colombe et la cacha dans sa tunique, en lui murmurant, avec toute sa tendresse fraternelle : – Paix en ton coeur, petite colombe. Je suis le Bodhisattva, je t’offre l’hospitalité de mon sein et tu n’as plus rien à craindre.

    C’est alors que le vautour se posa devant lui, les plumes en désordre et visiblement harassé. – Par les dieux, murmura-t-il, je n’en puis plus après cette terrible matinée de chasse! Bodhisattva, je t’ai vu cacher la colombe sous ta tunique, donne-la moi vite, car je me sens défaillir…

    – Assurément, je ne te la donnerai pas, répondit-le Sage, car je lui ai garanti la sécurité, et les lois de 1’hospitalité ne sauraient être transgressées sous peine de forfaiture.

    – Cette colombe ne t’appartient pas, répliqua le vautour. Elle est à moi. Quand tu l’as ramassée, elle était à bout de forces et allait, en toute équité, tomber en mon pouvoir. Allons, donne-moi mon bien.

    – Impossible !

    – Réfléchis, Bodhisattva : je suis un vautour, c’est ma nature imposée par les dieux qui, de même, m’ont imposé ma nourriture. J’ai forcé la colombe. Elle est la récompense de mon travail de vautour et tu dois me la donner.

    – Impossible, dit encore le Sage, mais on sentait qu’il avait la voix mal assurée. Je voudrais bien t’obliger, vautour, mais je ne le puis au prix que tu demandes. Repars à la chasse, c’est ce que tu as de mieux à faire.

    – Repartir à la chasse? Tu plaisantes cruellement, Bodhisattva. Ne vois-tu pas que je suis incapable de voler. Qu’un renard me trouve en cet état et je suis perdu.Tu veux me mettre dans l’obligation de mourir de faim ou d’être dévoré par un ermemi ? Soit, je vais mourir mais tu porteras ce crime dans ta conscience.

    Le Bodhisattva n’eut pas besoin d’une longue méditation pour comprendre que le vautour avait raison, mais la colombe aussi avait raison de vouloir sauver sa vie, et lui aussi avait eu raison d’offrir l’hospitalité de son sein. Pouvait-il dire à l’oiseau qu’il était le salaire légitime du vautour ? Devait-il laisser le vautour dévorer sa proie ? Son coeur fondait de pitié, d’amour et de cruelle incertitude. Sacrifier l’innocente colombe ? Impossible ! Sacrifier le vautour innocent ? Non. Il ne restait plus qu’une solution qui illumina le Bodhisattva

    – Tu as raison, vautour, dit-il, je ne dois pas te priver de ton salaire. Je vais donc t’offrir avec ma chair ce qui te revient de droit. Par miracle, un couteau et une balance surgirent devant le Sage qui posa la colombe dans un plateau, et dans l’autre, un gros morceau de chair prélevé sur son propre corps. Le fléau penchant du côté de l’oiseau, le Bodhisattva ajouta un autre morceau de sa chair, puis encore un autre, et un autre … et toujours le fléau penchait du même côté, et le monceau de chair humaine ne pouvait peser aussi lourd que la frêle colombe. Alors, le Bodhisattva monta tout entier dans la balance dont les plateaux s’équilibrèrent aussitôt avec une exactitude rigoureuse.

    Une vie pour une autre vie.

    Le vautour, qui avait contemplé la scène en silence, battit des ailes et se métamorphosa.

    – Je suis le dieu Indra, dit-il, et je voulais t’éprouver.

    Une pluie d’ambroisie tomba du ciel et guérit le Bodhisattva à qui le dieu annonça qu’il se réincarnerait dans le corps du prochain Bouddha.

    Tel fut l’enseignement initiatique du Bodhisattva.

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