Perception

[Chamanisme Toltèque]
La perception.

Je vais essayer de vous faire un survol de ce monceau de la sorcellerie Toltèque.
Je dis bien essayer, car le sujet est vaste, et d’une complexité à donner de bonnes migraines.

Les Toltèques – Qui sont-ils ?

Traqueur
Rêveur
Saboteur
Parasite
Géométrie sacrée
Le saboteur  sabote la beauté intérieure

Il s’agit d’une ancienne peuplade d’Amérique centrale ayant vécue aux alentours de l’an 1000 de notre ère et ayant eue pour capitale la cité de Tula (au Mexique). (Tollan en Nahuatl)


Toltèque signifie en Nahuatl « Les artisants/ ou maîtres bâtisseurs« .
Il nous reste à ce propos de nombreux vestiges architecturaux de ce peuple.
Notamment les célèbres géants Atlantes.

Selon la légende, les Toltèques seraient à l’origine de toute civilisation (sédentarisées).
Leurs origines sont liées à celles des Chiminèques. (« barbares » normades)
Plus tard, les Aztèques s’inspireront de leur culture ainsi que de leurs croyances.
Allant même jusqu’à se prétendre être leurs descendants.

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Voici pour le bref aperçu historique. Concernant les croyances et la sorcellerie :

La perception :

Selon leur croyance, les hommes ont la possibilité de percevoir l’énergie pure qui circule dans l’univers.
L’acte de percevoir cette énergie se nomme « Voir ».

A notre naissance, nous percevons le monde tel qu’il est vraiment, puis nous perdons cette capacité en grandissant.

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Car nous nous mettons à percevoir le monde tel qu’on nous apprend à le faire.
C’est à dire en surface. Une vision modelée, réduite et « rassurante ».

La première étape dans l’apprentissage de Voir le monde à la manière des sorciers, vise donc à mettre fin à notre représentation du monde.

Pour celà, l’apprenti passe par plusieurs autres étapes.

 La traque de ses propres faiblesses.
– La cessation du dialogue intérieur.
– Agir pour agir.
– L’effacement de l’histoire personnelle.

La traque des faiblesses :

L’apprenti devient un chasseur et comme le chasseur traque une proie, il traque ses propres failles.
Celà entraîne donc une introspection puis une confrontation avec soi même.
Pour traquer sa proie, le chasseur doit avant tout devenir sa proie, penser comme elle et ainsi comprendre ce que l’animal recherche.

Il en va de même pour l’apprenti.

La cessation du dialogue intérieur :

L’une des étapes les plus importantes dans l’apprentissage.

Le dialogue intérieur est cet acte de nous parler à nous-même.
Il ne s’agit pas de méditation, mais bien d’atteindre le vide absolu.
Le néant. Ne penser à rien du tout. Ni image, ni mot, ni pensée, rien.
L’esprit n’a pas été conçu pour une telle cessation.
Elle est angoissante, effrayante même.
Si vous essayez, vous remarquerez qu’il y a toujours une pensée parasite
qui vient se coller en vous ou un bruit extérieur qui vient briser votre silence intérieur.
Difficile donc de tenir plus de quelques secondes au départ.

Quel est le but de la cessation du dialogue intérieur ?
Un peu le même qu’avec la méditation puis le vide
lors d’un acte magique comme vous en avez l’habitude d’en faire pour certains.

Mais surtout, celà vise à dompter l’esprit.
Esprit si aisément corruptible et en proie aux doutes et autres tribulations.

Des exercices ont été conçus dans le but d’aider l’apprenti à atteindre le but.

La marche (des heures, voir des jours) est sans doute l’un des meilleurs.

Marcher pour marcher.
En ce sens votre esprit ne doit pas être attiré par le paysage, les oiseaux et autres bruits extérieurs.

L’auteur Carlos Castaneda, dans ces récits, nous offre la méthode suivante :

« Tendez l’index de chacune de vos mains et fermez les autres doigts.
Bras tendus le long du corps. Le regard au loin (sans fixation).
Toute l’attention sera portée sur la tension des avants bras. Ne pensez qu’à ça.
Et marchez. »

Un peu comme lorsqu’on a mal au dos et que l’on se cogne le petit orteil dans un coin de table.
L’attention sera alors portée sur la douleur la plus forte.
C’est un peu la même chose … dans le fondement …

En résumé, seul, compte l’acte d’agir.
Et celà nous amène à la phase suivante :

Agir pour agir :

« Agir pour agir » signifie agir sans attendre de récompense.

« J’aimerais arriver à faire ceci parce que ça me permettrais de … » est un exemple à proscrire.
Seul compte l’agissement. L’issue de l’acte ou l’acte en lui-même n’a à ce stade aucune importance.

L’exercice consiste à se servir par exemple du « ridicule ».
(le regard des autres étant d’ailleurs quelque chose dont l’apprenti doit apprendre à se détacher)

Baladez vous en ville en portant un radiateur de type convecteur attaché sur le dos.
Ne pensez ni au fait que vous avez l’air ridicule, ni au fait qu’on se fiche de vous,
ni pourquoi vous faite ça, ni à ce que ça va vous amener.
Le but est le détachement total. Le reste n’a pas d’importance.

Vous vous baladez avec un radiateur sur le dos. Point. C’est tout.
Il n’y a pas d’autre explication, ni à vous fournir à vous ni à founir aux autres.

Ce n’est qu’un exemple.

L’effacement de l’histoire personnelle :

Quelques extraits de Castaneda vous parlerons mieux que moi.

« La suffisance est notre plus grand ennemi. Penser à cela: ce qui nous affaiblit est le sentiment d’être offensé par les actions et les méfaits de nos confrères. Notre sentiment de suffisance exige que nous passions la plupart de nos vies offensées par quelqu’un. Sans suffisance nous sommes invulnérables. »

« Ce qui blesse l’esprit c’est d’avoir toujours quelqu’un sur son dos, vous disant quoi faire et quoi ne pas faire. »

« Je n’ai aucune histoire personnelle. Un jour, j’ai découvert que ce n’était plus nécessaire pour moi et comme la boisson, je l’ai laissé tomber. Si vous n’avez aucune histoire personnelle, aucune explication n’est nécessaire; personne n’est fâché ou désillusionné de vos actes. Et surtout, personne ne vous écrase avec leurs pensées. »

« Il est préférable d’effacer toute histoire personnelle, parce que ceci nous rend libres des pensées encombrantes des autres. »

« – Et comment ?
– Commence par les choses simples.
Par exemple ne dis pas ce que tu fais.
Ainsi tu créeras un brouillard autour de toi.

– Mais c’est absurde. Pourquoi les gens ne devraient-ils pas me connaître ?
Qu’y a-t-il de mal à  cela ?
– Le mal est qu’une fois qu’ils te connaissent tu deviens pour eux quelque chose qui va de soi, et alors tu n’es plus capable de trancher le cours de leurs pensées. Personnellement, j’aime l’ultime liberté de rester inconnu. Personne par exemple ne me connaît avec certitude à la manière dont les gens te connaissent.
– Mais cela revient à mentir.
– Mensonge ou vérité m’importent peu, trancha-t-il avec sévérité. Les mensonges sont des mensonges
seulement pour qui a une histoire personnelle. 

Si on n’a pas d’histoire personnelle, rien de ce qu’on dit ne peut être considéré comme un mensonge.
Ton problème est de tout vouloir expliquer à tout le monde, mais du même coup tu voudrais garder la fraîcheur, la nouveauté de ce que tu fais. Eh bien, une fois que tu as expliqué tout ce que tu fais, tu n’arrives plus à te passionner et pour pouvoir continuer, tu mens. A partir de maintenant, continua-t-il, il faut que tu ne révèles aux gens que ce que tu as envie de leur dire, mais jamais tu ne dois leur raconter exactement comment tu y es parvenu.
Ou bien nous prenons tout comme allant de soi, comme réel, ou bien nous adoptons le point de vue contraire. Si nous suivons la première proposition nous parvenons à l’ennui mortel, du monde et de nous-mêmes. Avec le second choix, ce qui suppose que
nous effacions notre propre-histoire, nous créons le brouillard autour de nous. C’est une situation mystérieuse et passionnante ; personne ne sait d’où va sortir le lapin, pas même nous. Lorsque rien n’est certain, nous restons en alerte, nous sommes en permanence prêts au départ. Il est plus excitant de ne pas savoir dans quel buisson se cache le lapin que de se conduire comme si noussavions tout. »

L’effacement de l’histoire personnelle exige de passer par plusieurs phases :

– perdre sa suffisance.
– assumer ses responsabilités.
– avoir conscience de notre mort. (Dans le sens où chacun d’entre nous agit la plupart du temps comme si nous étions éternels, avec notamment la peur de changer.
Prendre conscience de sa mort permet d’agir avec beaucoup plus de puissance. Comme si chaque acte était le dernier que nous faisions sur cette terre.)

Cette longue intro m’a parut nécessaire avant d’aborder la perception des énergies. Car elles sont autant de phases par lesquelles l’apprenti doit passer avant de se libérer du poids de son existence et donc prétendre à l’acte de Voir des sorciers.

Voir :

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Selon les sorciers, les humains sont perçus sous l’acte de Voir comme des sphères de lumières. Nous sommes chacun à l’intérieur d’un oeuf lumineux qui nous entoure. Avec un point plus lumineux que les autres et situé à environ 1 mètres de nous, dans le dos, quelque part entre les épaules, appelé : Le Point d’Assemblage.

Lorsque nous dormons, ce point d’assemblage se déplace légèrement à l’intérieur de l’oeuf, et c’est ceci qui expliquerait la teneur de certains rêves.

Ce point d’assemblage est le l’endroit où convergent les fibres lumineuses qui composent l’Univers.
C’est par là que nous sommes reliés au Tout.
C’est par là que les sorcies agissent. Plus particulièrement par le Rêve.

Nous sommes donc inscrit à l’intérieur d’une bulle, cette bulle est notre perception.
Tout ce dont nous sommes témoins sur les parois de cette bulle correspond à notre propre reflet de la perception et donc du monde.

La perception est divisée en deux parties.
Le Tonal et le Nagual.

Le Tonal correspond à la perception que nous autres, humains avons du monde.
C’est le monde tel que nous le connaissons, c’est aussi nous, tels que nous nous percevons.

Le Nagual c’est tout le reste, en quelque sorte le monde par lequel agissent les sorciers. C’est tout ce qui n’est pas expliqué et qui ne cherche pas d’explication. Le simple fait de vous le définir appartient au Tonal. C’est là qu’agit notre Volonté.

Les sorciers convertissent l’énergir pure de l’univers en un monde perceptible.

Leur but est d’emmagasinner du pouvoir personnel, par les actes notamment.

A leur mort, les êtres éclatent et se dispercent en particules d’énergies pour se fondre dans la masse de l’Univers.
Le but ultime des sorciers est d’emmagasiner assez de pouvoir personnel pour qu’à leur mort, lors de cette explosion de l’être, ils parviennent à retenir et rassembler les particules dispercées.

L’afflux d’énergie permet d’équilibrer le corps et l’esprit.

L’énergie captée par les actes passent notamment par ce qu’on appelle  » Les passes magiques » ou encore « Tenségrité ».

Exercices, danses chamanes … dans le but de capter l’énergie.

danses africaines même (dans d’autres cultures) …

Elles alternent tensions et relachement dans les gestes.

Les passes magiques sont selon la légende nées au Mexique il y a environ 10 000 ans.
Les sorciers les ont découvertes en rêvant.

Pour ce dernier point, je ne saurais trop vous conseiller de lire « Les passes magiques » de Carlos Castaneda. (oui encore lui …)

Ceci n’est qu’un très bref aperçu. Peut-être un peu dispercé.
Je le redis, le sujet étant fort complexe, il m’est très difficile de tout synthétiser.

Beaucoup on écrit sur le sujet. Ici je me suis basée principalement sur la série de Romans de Castaneda, car non contente d’adorer ses bouquins, ils contiennent me semble t-il bon nombres de techniques utilisables et profitables dans la vie de tous les jours, même si nous ne sommes pas dans l’optique de suivre corps et âme un tel apprentissage.

_________________

 

Celui qui voit un problème et ne fait rien
fait partie d’une solution regardée avec les yeux du passé
.

Gandhi

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Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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