Mémoire et Rappel de soi

La mémoire est à la conscience de l’humain ce que la pesanteur est à son corps.
La mémoire est comme une fleur faite d’oubli dont le parfum de chacune
se mesure, jusqu’ici, en graine de silence, à la portée du coeur de chacun.


Synchronicité, Myosotis et Papillon hypnotiseur


Or il y a plusieurs sortes de mémoire tant que son fleuve ne commence pas où l’on y plante le doigt.


Vibration-(6) Analogie-(7) Poétique-(8) Opinion-(9)

Toute corde sonore mesure un nombre qui chante.

Or nul n’est du nombre de ce que l’on parque dans l’ombre.

Pour celui qui cesse de la manger en fleur, ou par coeur,
la conscience demeure le fruit du rappel de soi –
qui, lui, passe par un autre domaine que celui de la mémoire,
tant que le mot est comme le nid et le sens comme l’oiseau
que n’enchante que le goût de la graine qu’il chante aux noces du silence
durant cette drôle de fête, donnée à entendre derrière les étoiles.

A chaque unité de conscience son mouvement harmonique donc penta-cardinal
vers la quinte, la quarte, le dièse, le bémol, le bécarre
réglé et nuancé par pas liés, comme sur du papier à musique

Ni preuve de l’obsession, ni obsession de la preuve


En tant que renoncement aux paniques suicidaires
résultant du manque de réponse aux auto-questionnements,
il demeure nécessaire donc aussi souhaitable que salutaire
de distinguer sans se méprendre entre mémoire et rappel de soi


Neuf orifices correspondent aux unités décimales
avec le zéro que représente le nombril


6. Récapituler sans capituler,
7. Abandonner la maîtrise
8. Maîtriser l’abandon
9. Prendre le temps comme moyen d’action

Aimer  le doute de l’efficacité, l’efficacité du doute.
Veiller Pourquoi et comment le bénéfice du doute se change en perte de confiance
C’est avec ces pratiques quotidiennes
et non pas avec des mots incapables, par définition 
de décrire ce dont rien ne peut être dit, que
l’intention compte, l’intuition raconte, l’attention opère, l’intérêt coopère,
à l’évolution harmonique et graduelle de la conscience du sujet, du verbe,
de l’objet et de la chose en quête d’une information concrète
dont la pleine conscience permet un panorama complet que
le coeur additionne, l’intellect soustrait, l’âme divise et l’esprit multiplie

Bien  à chacun et à tous

Créons-nous un excellent aujourd’hui

C.Q.F.D donne Chez Qui Filer Diner
C.Q.F.D donne Croire Quelle Formidable Digression
C.Q.F.D donne Ce Qui Fait Disparaître
C.Q.F.D  donne Combien Qui Finalement Dorment
Or, la merveille a la seconde féconde
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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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3 commentaires pour Mémoire et Rappel de soi

  1. Questions posées à Mâ Ananda Moyî :

    « Nous nous entendons souvent dire : « Pensez à Dieu. » Mais il est certainement impossible de se faire une idée de Dieu sans forme. On ne peut penser qu’à ce qui a un nom et une forme, qui donc ne peut être Dieu. »

    Réponse de Mâ : » C’est certainement vrai. Dieu est au-delà de pensée, forme et description et pourtant je répète : « Pensez à Lui. »

    Pourquoi ? Puisque vous êtes identifié à votre ego, que vous vous considérez comme l’auteur de l’action, que vous dites : »Je puis faire ceci et cela », que vous vous mettez en colère, que vous êtes avide, etc., IL VOUS FAUT TOURNER VERS LUI LA CONSCIENCE QUE VOUS AVEZ DE VOUS-MÊME. En effet, il est sans nom, sans forme, immuable, insondable. Et pourtant, il est venu à vous sous la forme de Shabda Brahman (le son éternel qui est la première manifestation de la Réalité suprême, à la racine de toute la création à venir) et d’Avatâra Shabda (descende de Dieu sous forme de verbe). Ces formes sont Lui, Lui-même et en conséquence, si vous vous cramponnez à Son nom et contemplez Sa forme, le voile qui est votre « je » s’estompera, et alors resplendira Celui qui est au-delà des formes et des pensées.

    Vous croyez vous être engagé dans une ascèse, mais en réalité c’est Lui qui fait toutes choses; sans Lui rien ne peut se faire. Et si vous vous imaginez que vous recevrez une récompense pour ce que vous faites, c’est tout aussi faux, car Dieu n’est pas un commerçant; avec lui pas de marchandage. »

     » Que signifie âtman-darshan, la perception directe du Soi ?

    Avoir compris que le voyant, le vu et la vision représentent des modifications créées par le mental, surajoutées à la conscience unique qui emplit toute chose, cela s’appelle brahma-sthiti. Lorsqu’il n’est pas question d’action ou de non-action, c’est âtma-sthiti (l’être est établit dans le Soi). Pour ceux qui adorent Dieu avec forme, âtma-darshan signifie Le voir partout, ainsi qu’il est dit :  » Partout où se porte mon regard, Krishna apparaît. » Si l’on perçoit quoi que ce soit d’autre que Krishna, on ne peut parler d’une vraie vision. Dans la plénitude du darshan parfait,

    le Bien-aimé reste révélé. »

    L’enseignement de Mâ Ananda Moyî

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  2. « un homme est incapable
    d’expliquer ce qu’il est lui-même en réalité ; cependant, il peut
    s’expliquer “Ouspensky” à lui-même et c’est par là qu’il doit
    commencer, en se rappelant en même temps qu’il n’est pas
    “Ouspensky”.
    « Rien de plus dangereux dans un tel cas que de se fier à son
    propre jugement. Si un homme a de la chance, peut-être aura-t-il à ses
    côtés quelqu’un pour lui dire où il est et où est “Ouspensky”. Encore
    faut-il qu’il ait foi en cette personne, sinon il ne manquera pas de
    penser qu’il comprend tout bien mieux par lui seul et qu’il n’a pas à
    apprendre où il est ni où est “Ouspensky”. Et ce n’est pas seulement
    par rapport à lui-même, mais par rapport aux autres qu’il s’imagine
    voir et connaître leurs “Ouspensky”. En quoi, naturellement, il se
    leurre. Car, à un tel stade, un homme ne peut rien voir, ni sur lui-même,
    ni sur les autres. Et plus il est convaincu qu’il le peut, plus il
    s’abuse. Au contraire, s’il est capable de la moindre sincérité envers
    lui-même, et s’il veut réellement connaître la vérité, alors il peut
    trouver une base exacte et infaillible, d’abord pour se juger lui-même
    correctement, ensuite pour juger les autres. Mais toute la question est
    précisément d’être sincère envers soi-même. Et c’est loin d’être
    facile. Les gens ne comprennent pas que la sincérité doit être apprise.
    Ils s’imaginent qu il dépend de leur désir ou de leur décision d’être
    sincère ou de ne pas l’être.
    « Mais comment un homme pourrait-il être sincère envers lui-même,
    lorsque cet homme “sincèrement” ne voit pas ce qu’il lui
    faudrait voir en lui-même ? Il faut que quelqu’un le lui montre. Et son
    attitude envers celui qui le lui montrera doit être juste, c’est-à-dire
    telle qu’elle l’aide à voir ce qui lui est montré et non pas telle qu’elle
    l’en empêche nécessairement, comme cela arrive chaque fois qu’un
    homme s’imagine qu’il n’a rien à apprendre de personne. (…)

    Il faut s’en convaincre profondément : sans
    aide extérieure, un homme ne peut jamais se voir.
    « Pourquoi en est-il ainsi ? Souvenez-vous. Nous avons dit que
    l’observation de soi conduit à cette constatation que l’homme
    s’oublie sans cesse. Son impuissance à se souvenir de soi est un des
    traits les plus caractéristiques de son être et la vraie cause de tout son
    comportement.

    Fragments d’un enseignement inconnu par Ouspensky

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