Quand rien n’a qu’un oeil


Pourquoi ne peut-on pas voir Dieu?


[998][799776] Hexagramme n° 43 la Résolution

Montrer sans démontrer

Dissolution, une solution, dix solutions

Sa thématique
Ta thématique
Ma thématique

Nul n’est du nombre de ce que l’on parque dans l’ombre

Ré-Sol-Ut

Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps
où tous les hommes étaient des dieux.
Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma,
le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin
et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil
pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :
— Enterrons la divinité de l’homme dans la terre.

Mais Brahma répondit :
— Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera.

Alors les dieux répliquèrent :
— Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.

Mais Brahma répondit à nouveau :
— Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans,
et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface.

Alors les dieux mineurs conclurent :
— Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre
ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.

Alors Brahma dit :
— Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme :
nous la cacherons au plus profond de lui-même,
car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.

Depuis ce temps-là, conclut la légende,
l’homme a fait le tour de la terre,
il a exploré, escaladé, plongé et creusé,
à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.


Chacun est un dieu, à la recherche de ses papiers d’identité


Voir, Avoir, Savoir, Faire  ou Procrastiner

Le bois reste au destin du feu, comme la mort aux baisers de Dieu.

Le bavardage intérieur demeure le premier obstacle
à la dissolution de tout aveuglement spirituel…

Or tout se fait au dedans, au dehors comme la pluie et le beau temps.

Bien à chacun et à tous

Créons-nous un merveilleux aujourd’hui

Merci beaucoup

Publicités

A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
Cet article a été publié dans Général. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Quand rien n’a qu’un oeil

  1. Sol dit :

    La Rose et le Réséda

    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Tous deux adoraient la belle
    Prisonnière des soldats
    Lequel montait à l’échelle
    Et lequel guettait en bas
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Qu’importe comment s’appelle
    Cette clarté sur leur pas
    Que l’un fut de la chapelle
    Et l’autre s’y dérobât
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Tous les deux étaient fidèles
    Des lèvres du coeur des bras
    Et tous les deux disaient qu’elle
    Vive et qui vivra verra
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Du haut de la citadelle
    La sentinelle tira
    Par deux fois et l’un chancelle
    L’autre tombe qui mourra
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Ils sont en prison Lequel
    A le plus triste grabat
    Lequel plus que l’autre gèle
    Lequel préfère les rats
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Un rebelle est un rebelle
    Deux sanglots font un seul glas
    Et quand vient l’aube cruelle
    Passent de vie à trépas
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Répétant le nom de celle
    Qu’aucun des deux ne trompa
    Et leur sang rouge ruisselle
    Même couleur même éclat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Il coule il coule il se mêle
    À la terre qu’il aima
    Pour qu’à la saison nouvelle
    Mûrisse un raisin muscat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    L’un court et l’autre a des ailes
    De Bretagne ou du Jura
    Et framboise ou mirabelle
    Le grillon rechantera
    Dites flûte ou violoncelle
    Le double amour qui brûla
    L’alouette et l’hirondelle
    La rose et le réséda

    Louis Aragon

    Extrait de
    « La Diane Française »
    édition Seghers

    J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s