Neuf hypothèses

Le Parménide (ou Sur les Formes, genre logique)
est un dialogue écrit par Platon dans la dernière partie de sa vie.

Résumé

Platon commence par l’introduction d’une nouvelle sphère dans le réel : le monde des Formes intelligibles. Platon appelle « sensible » ce qui ne conserve jamais ni la même qualité, ni la même quantité, ce qui est dans un flux, dans un changement perpétuel. Opposé au monde intelligible est celui des Formes des objets monde Sensible (ce qui ne conserve jamais ni la même qualité, ni la même quantité, ce qui est dans un flux, dans un changement perpétuel ; qui contient tout ce que nos sens peuvent analyser). Exemple : Si on imagine un arbre en fermant les yeux, ce n’est pas « un » arbre que nous voyons, il n’a pas d’existence sensible, on ne peut le toucher, cet arbre est seulement intellectuel et appartient donc au monde intelligible. Platon utilise un terme spécifique pour désigner le « ce que c’est d’être un arbre » : l’arboréité. Cette sorte de construction linguistique est possible avec tous les objets issus d’une Forme intelligible (cuillerité, bleuité, lourdité, etc.)

 

Pour Platon, le monde sensible tire sa réalité de ces Formes intelligibles, sans elles, point de connaissances sur le réel et même, point de réel. Cette opinion, Platon nous dit la tirer d’une constatation empirique : « La répétition d’occurrences dans des objets sensibles différents ». Par exemple, le ciel peut être dit « bleu » et la mer peut l’être aussi, cependant, il se demande s’il s’agit de la même qualité. Pour Platon, ce sont les Formes qui insufflent leur réalité aux choses. Sans la Forme de la Bleuité, on ne pourrait pas remarquer la répétition de ces occurrences ; les Formes sont ce qui permet d’utiliser le terme Bleu pour des objets sensibles différents. Le constat d’une répétition de certaines qualités empiriques dans des objets différents amène Platon à soutenir l’existence autonome et indépendante du monde intelligible sur le monde sensible. Partant de sa théorie des Formes établie, Platon questionne Parménide afin de chercher à comprendre comment les Formes intelligibles peuvent participer aux choses Sensibles.

Dans le Parménide, l’Un est le principe d’unité sous-jacent à la multiplicité des Idées et des Phénomènes. Platon envisage trois hypothèses :

  • Hypothèse 1. L’Un, c’est l’Un, il échappe à l’être et à la connaissance comme à la parole3. Cet Un absolu, qui ne participe pas à la substance des choses, a particulièrement fasciné les néoplatoniciens.
  • Hypothèse 2. L’Un, il est, c’est l’être4, il est donc multiple, il accepte tous les contraires, mais il est connaissable et on peut tout en dire.
  • Hypothèse 3. L’Un est et n’est pas5, il change, il est instant.

Dans son Parménide, dans une première hypothèse, Platon présente un Un qui est supérieur à toute distinction, à toute attribution, de sorte qu’on ne peut même pas dire qu’il existe. Dans une deuxième hypothèse, il montre un Un qui est pure multiplicité, puisque c’est un Un qui est, et qu’il faut admettre qu’entre l’Idée d’Un et l’idée d’être il y a une communication et, s’il y a une pareille communication, il faut encore une communication entre cette communication et chacune des deux Idées, ainsi à l’infini. Platon nie chacune de ces deux hypothèses, il pose l’idée d’une unité qui est unité de multiplicités, ce qui justifie sa théorie des Idées, car une Idée, une Forme, est une totalité qui englobe des particularités. C’est alors l’Un-Multiple. Chez les philosophes néoplatoniciens, la théologie devient complexe, surtout avec Syrianos et Proclos. SelonProclos6, Syrianos a été le seul à découvrir le principe de l’interprétation de Parménide de Platon, selon lequel tout ce qui est nié dans la première hypothèse est affirmé dans la deuxième et détermine les ordres divins qui procèdent de l’Un.

Dans la première hypothèse, l’Un est affirmé, dans la seconde les dieux subordonnés à l’Un. Il aurait décomposé la seconde hypothèse du Parménide de Platon en quatorze parties correspondant à la procession de tous les degrés de l’être : les trois triades des dieux intelligibles (= l’être), les trois triades des dieux intelligibles-intellectifs (= la vie), les deux triades des dieux intellectifs (= l’intellect), la septième divinité (= la séparation des dieux supérieurs avec les dieux du monde) ; les dieux hypercosmiques (= les chefs), les dieux hypercosmiques-encosmiques (= les dieux détachés du monde), les dieux encosmiques (= les dieux célestes et sublunaires), les âmes universelles, enfin les êtres supérieurs (anges, démons et héros) 7. Dans son Commentaire sur le Timée, Proclos admet neuf niveaux de réalité : Un, être, vie, esprit, raison, animaux, plantes, êtres animés, matière première. Il pose une hiérarchie des dieux en neuf degrés : 1) l’Un, premier dieu ; 2) les hénades ; 3) les dieux intelligibles ; 4) les dieux intelligibles-intellectifs ; 5) les dieux intellectifs ; 6) les dieux hypercosmiques ; 7) les dieux encosmiques ; 8) les âmes universelles ; 9) les anges, démons, héros8

Sources

A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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2 commentaires pour Neuf hypothèses

  1. Sol dit :

    7 * 7 = 49


    5 * 5 = 25

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