Les Vagues d’une Nuit

Peinture de RAYMOND PAGE

A leur bouche tu t’accroches, doux est leur murmure
Merveilleuses nouvelles de l’Amant Suprême, tu les aimes
Au large, ils sont le vent qui déploie les voiles, inspirent ton poème
Ils connaissent les aspérités et les joies qui guident vers l’Azur
Leur périple est le couloir, espoir de ton âme, tremblant désir
Leur cœur ardent est baume pour tous les aspirants
Tantôt pleurant, tantôt s’exclamant de joie, ivres d’Expir
Cachant aussi le Secret, seuls les initiés sont d’autres soupirants
A leurs larmes tu t’abreuves, l’Amour est Abondance
Leurs pieds écorchés, usés par le voyage sont les jalons de la Voie
Tu suis leur trace, marche, vole, meurt, mène de rudes combats
Mendiant, la folie n’a pas de prix, l’époque est toute inconscience
Tu ne la vois pas, parfois sursautes en voyant quelques fleurs
T’étonnes qu’on te laisse encore ici, puisque Ta joie est ailleurs
Bientôt, oui, Tu rejoindras ceux qui L’ont aimé LUI
Leur feu, ah, comme ils sont les amoureux qui n’ont pas froid
Leur feu brûle, embrase ton corps, mémoire du Roi
Car Sa main Bénie te saisit, ce sont les vagues d’une nuit.

Naïla

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A propos Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi
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