Mon Puits

Ah mon puits, comment soulager ce poids?
Ces profondeurs dans lesquelles je plonge sans retenue
Qu’adviendra-t-il de cette folie, en toi je déverse un contenu
L’univers ne me suffit pas, qui peut recevoir cette force-là?
Qu’est-ce donc cette tourmente et cette douceur, est-ce Toi?
Comment recevoir, comment faire jaillir, je fonds, je fonds cette fois
Le souffle est si puissant, je fonds, je fonds, ne suis plus là
Ce n’est ni vague, ni ciel, un espace, qu’est-ce donc, dis-moi?
Ce n’est ni feu, ni Lumière, ah, vais-je pouvoir trouver?
Un évanouissement perpétuel, une transe originelle?
Ce n’est ni danse, ni chant, qu’est-ce donc ces pleurs de l’Aimée
Trouble, Amour qui est de Toi, Présence de l’Éternel?
Cela dure et dure, sans cesser, une seconde, une goutte, l’Océan?
L’Amour du Roi, ah mon puits, peux-tu garder ce Secret?
Mon puits, garde cette voix, empare-toi de cet épanchement
Puis, efface toute trace, car, je suis aussi le puits, je suis folie
Sauras-tu contenir ce que nul ne peut supporter, seras-tu discret
Mon errance, qui, si ce n’est mon Roi, par un pacte qui nous lie
Saura retrouver celle qui meurt pour l’Amour de Lui
Saura me tendre la main, et me dire, viens, Je suis là
Puits, apaise l’éplorée, recueille les larmes de ma mélancolie
Reçois aussi ce débordement d’Amour, puis oublie tout cela.

Naïla

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A propos Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi
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Un commentaire pour Mon Puits

  1. Sol dit :

    Bonjour Naïla et à tous

    Sauras-tu contenir ce que nul ne peut supporter

    Inépuisable observation

    Triple V (Verbal, Vocal, Visuel)

    Savoir mesure un épisode du Voir, qui s’annule dans la privation de la vision durant l’épisode de l’Avoir, qui, via l’incontournable épisode intermédiaire du Faire se retrouve dans le Savoir officiant dès lors que l’S passe pour l’oiseau du sens en quête d’un fil pour se reposer, entre la bulle d’air du Savoir et son nombre que nul ne parque dans l’ombre.

    Retour au Même


    C.Q.F.D
    donne Combien Qui Finalement Dorment

    Curieux comme tout secret se crée une paix rieuse
    pour la plus sacrée de ses plus discrètes cures rieuses…

    [977][778989]

    [977][778989]

    Jamais l’eau d’un puits ne déborde

    Remarquable correspondance entre [48/54], et [19/38] en tant que numéros de trigramme ou d’hexagramme.

    Étendue, bien entendue

    Avec, Sans, Pour ou Contre la Forme Humaine,
    le mot n’étant pas la chose, la chose n’entend pas le mot.

    Le trigramme ou l’hexagramme n° 38 semblent illustrer
    le sens intérieur du poème : le Puits

    Le trigramme ou l’hexagramme n° 48 semblent illustrer
    l’objet intérieur de la chose : le Puits.


    Merci beaucoup

    J'aime

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