Solitude

Un mendiant tout repenti, sur les sommets se réfugie
L’air pur des cimes sauvages, la blancheur immaculée
Quelques ustensiles, une couverture qui lui sert de lit
Un abri contre les ours sauvages, ses larmes de regret
Ce mendiant fait vœu de silence, et son cœur est ardent
Solitude qui appelle l’Esprit, quête vers l’Immortel
Sans un mot, donne quelques miettes aux oiseaux, ses amis
Dans l’intime de sa retraite, en lui fusionne l’Éternel
Le froid ne l’atteint pas, ses lèvres semblent muettes
Le visage émacié dévoile le trésor d’une vie
Dans l’austérité, ses gestes sont harmonie secrète
A la pointe du jour, furtive étreinte que fait chanter l’Amour
La montagne offre Majesté et Beauté inégalées
Dans le Recueillement coutumier, naissance du jour
Mille chants que la grâce donne sans compter
Ô vains mots, puisque le silence est la voûte des Amants
La lumière brille en ce sourire qui n’a pas de nom
Dans l’invisibilité, dans ce qui est juste cheminement
La Voie devient le murmure du vent qui traverse les monts.

Naïla

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A propos Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi
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