L’Ivrogne

Misérable que je suis, un ivrogne qui s’abreuve
Un assoiffé, ne sait plus quitter cette taverne
A la main une coupe, un vin qui me met à l’épreuve
Cette liqueur coule dans mes veines, trouve ma caverne
Vais-je en finir, et comment m’enfuir, il me faudrait un vaisseau
Pourfendant les mers comme le voyageur légendaire
Combattant monstres, provoquant les sirènes meurtrières
Accroché au mat, le cri sera le même, écorchant les eaux
Ondes violentes, m’envoûtant, je serais elles
Jusqu’aux confins des terres et des mers, je rejoindrais le Ciel
J’ai labouré la terre, le sang en a coulé, elle s’est éventrée
Je ne suis plus, sur les rives, un pays qui me torture
Depuis l’ivresse devient douceur et larmes pures
Puisque cette terre est une autre contrée, je m’y perds
Comme le Chant est obsédant, la folie est à ce prix
Depuis l’aube, jusqu’au coucher, je suis celui qui erre
Je cherche ma Bien-Aimée, mon cœur me l’a pris
Ma Beauté, mon âme, pourquoi se cache-t-elle, me fait-elle languir?
Je vais indigent, ahuri, grattant le sol, mêlant mes doigts à la poussière
J’embrasse le chien qu’elle a caressé, tandis que moi, je vais mourir
Tout est elle, son parfum, les traces de ses pas, ses cheveux au vent
Le bleu de son horizon, je suis fou, car en cet ailleurs, je suis son parterre
Où es-tu, ma Bien-Aimée, mes doigts accrochés aux voiles de l’océan
Qu’as-tu fait de ton fiancé, il soupire et fait rire les enfants
Je me cache, les yeux fiévreux, car tu as fait de moi ton éploré amant.

Naïla

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A propos Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi
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11 commentaires pour L’Ivrogne

  1. Sol dit :

    Bonjour à tous

    Bien à chacun et à tous

    Souriante journée

    Merci beaucoup

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  2. Curare- dit :

    Je devais être en hypo ou en hyper
    ce jour-là va savoir . .
    Les joies du hasard virtuel
    Retrouver ces jacasseries impromptues
    pour d’autres raisons
    d’autres oraisons . .

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    • Je me suis souvent ennuyée en ce monde. C’est pour cela que je suis partie sur la route… en avant toute !

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    • Sol dit :

      Bonjour Curare

      Autant sourire à ce qui aura pu être et qui n’a pas été
      entre Joie du hasard virtuel et Chevalerie relationnelle.

      La joie est une sagesse particulière
      Le sourire est une de sa technique particulière

      Le Hasard virtuel résulte de l’état ordinaire de la conscience
      qui accepte que la parole est d’argent et le silence est d’or.

      Cet état correspond à un état de Surveillance virtuelle
      qui se change en un état de Chevalerie relationnelle
      dès qu’il est compris que Dieu Argent n’a été créé
      que pour détruire l’art et les gens

      C’est à Sourire ensemble que demeure le meilleur de tout

      Bien à toi
      Souriante jounée
      Merci beaucoup

      ,

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  3. Curare- dit :

    Je m’abreuve d’autres maux parfois
    Parfois par ennui –
    En attendant je ne sais ma foi
    Comme 1 belle de nuit______

    (Je trouve que cette fille (jeune hélas) a eu du cran de parler de son alcoolisme larvé au quotidien-)
    Si je m’essaye à l’ivrognerie, cela ne me réussit pas-
    Plus je bois moins j’écris –
    Mes hommages du soir ________ocanocean-

    C’est vous dire, si je bois !

    Aimé par 1 personne

    • ocanocean dit :

      En cette nuit,
      Je bois ma foi
      Ivre d’elle, j’écris aussi
      Belle rare, ne m’en prive pas
      Je n’ai cure de ce vin
      Même si ce n’est que mots
      Le jour est aussi Beauté, enfin
      Te lire, relie l’espoir, sourire de l’Eau
      De la rage, à la paix, il y a courage!
      Aimer l’âme qui se boit, fait partie de mon adage.

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  4. Curare- dit :

    http://www.vice.com/fr/read/alcoolisme-ordinaire-293

    « Savez-vous bien que c’est qu’aimer ?
    C’est mourir en soi pour revivre en autrui. »
    de Honoré d’Urfé _Extrait de L’astrée

    j’ai connu le gout du bon vin

    __________________Alcools_________________

    Je me suis enchaînée d’un unique tourment
    De ne pas boissonner avant le crépuscule
    Je n’ai pas transgressé cette loi sans scrupule
    Je m’en suis persuadée tous les soirs fièrement

    Et depuis chaque jour jusqu’au chavirement
    Je guette la noirceur pour la lente bascule
    Et si l’astre est tardif il vient sans préambule
    J’attends de mon soleil le premier firmament

    Je conchie mon alcool ! Je suis la carmélite
    L’amante de Félix l’indigeste illicite
    L’apostat Dupanloup, l’ordure de mes nuits –

    Allez salut l’ami ! Je ne suis pas Marie
    L’attrait de ta piété la truie d’une armoirie
    Mais la putain sans nom qui se meurt d’ennui –

    _____________09/10/2014____________

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