Le fou

Un fou de haillons vêtus, ivre et décharné
Absorbé par l’étoile, sa poitrine en lambeaux
Raviné par le temps, ses pieds ensanglantés
Erre en cette étincelle, oubliant tous les maux
N’entend plus aucun chant, hormis Son Chant
La poussière est désormais sa douce Compagne
Pâleur dans la pauvreté, rien qu’il ne s’épargne
Si on lui donne du pain, son ventre est content
Point de merci n’attendez, car à sa folie
Il est tout entier, ses yeux sont plus que ravis
Dans le palpitement, tout son monde secret
Là-bas, UN est d’or paré, le mendiant le sait
Ici, simple lépreux déguisé, peau tannée
Ses yeux brillent de mille feux, nostalgie du cœur
Sa chair est morte, mais l’âme vibre avec ardeur
Le feu n’est pas celui qu’on croit, Dieu, son emblème
A LUI n’a rien à offrir sauf l’Amour extrême
Comme un miroir, braise qu’il tient en sa main
Brûle d’une douleur qui devient son Bonheur
Attisée par le Souffle, désir qui n’est pas vain
Le fou sourit et plonge en cette demeure
Les enfants jettent des pierres, crachent dessus
Le fou tout de sourire, ému par l’ Inconnu
Pardonne, son être est empli de mille douceurs.

Naïla

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A propos Océan sans rivage

Ou bien parais tel que tu es, ou bien sois tel que tu parais. Rumi
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Un commentaire pour Le fou

  1. Ping : 337. Coup de coeur | Comme un cheveu

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