L’identification

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« […] l’une des caractéristiques fondamentales de l’attitude de l’homme envers lui-même et envers son entourage, [est] sa constante « identification » à tout ce qui prend son attention, ses pensées ou ses désirs, et son imagination.

« L’identification » est un trait si commun que, dans la tâche de l’observation de soi, il est difficile de la séparer du reste. L’homme est toujours en état d’identification ; seul change l’objet de son identification.[Do4..Do5]

« L’homme s’identifie à un petit problème qu’il trouve sur son chemin et il oublie complètement les grands buts qu’il se proposait au début de son travail. Il s’identifie à une pensée et il oublie toutes les autres.

Il s’identifie à une émotion, à une humeur, et il oublie ses autres sentiments plus profonds. En travaillant sur eux-mêmes, les gens s’identifient à tel point à des buts isolés qu’ils perdent de vue l’ensemble. Les deux ou trois arbres les plus proches viennent à représenter pour eux toute la forêt.

« L’identification est notre plus terrible ennemi parce qu’elle pénètre partout. Au moment même où nous croyons lutter contre elle, nous sommes encore sa dupe. Et s’il nous est si difficile de nous libérer de l’identification, c’est que nous nous identifions plus facilement aux choses qui nous intéressent davantage, celles auxquelles nous donnons notre temps, notre travail et notre attention. Pour se libérer de l’identification, l’homme doit être constamment sur ses gardes et impitoyable envers lui-même. C’est-à-dire qu’il ne doit pas avoir peur de démasquer toutes ses formes subtiles et cachées.

« […] En Orient, où l’on fume le haschich et d’autres drogues, il arrive souvent qu’un homme s’identifie à sa pipe au point de se considérer lui-même comme une pipe. Ce n’est pas une plaisanterie, mais un fait. Il devient positivement une pipe. Voilà l’identification. Mais pour en arriver là, le haschich ou l’opium ne sont pas du tout nécessaires. Regardez les gens dans les magasins, les théâtres ou les restaurants.

Voyez comme ils s’identifient avec les mots quand ils discutent ou essaient de prouver quelque chose, particulièrement quelque chose qu’ils ne connaissent pas. Ils ne sont plus que désir, avidité, ou paroles : d’eux-mêmes, il ne reste rien.

« L’identification est le principal obstacle au rappel de soi. Un homme qui s’identifie est incapable de se rappeler lui-même. Pour pouvoir se rappeler soi-même, il faut d’abord ne pas s’identifier. Mais pour apprendre à ne pas s’identifier, l’homme doit avant tout ne pas s’identifier avec lui-même, ne pas s’appeler lui-même « moi », toujours et en toutes occasions.

 

Il doit se rappeler qu’ils sont deux en lui, qu’il y a lui-même, c’est-à-dire Moi en lui, et l’autre avec lequel il doit lutter et qu’il doit vaincre s’il veut atteindre quoi que ce soit. Tant qu’un homme s’identifie ou est susceptible de s’identifier, il est l’esclave de tout ce qui peut lui arriver. La liberté signifie avant tout : se libérer de l’identification.

 

Fragments d’un  enseignement inconnu Ouspensky

Souhaitons-nous le nécessaire qui seul libère et nous libère, sans délibérer.

Chaleureuse Paix Révérencielle

Bien à tous

Merci beaucoup..

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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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