La Parole de l’Etre

Au pied de chaque mot
Se présente la berge
Que vont fouler nos pas,

Au pied de chaque geste
Le courant nous emporte
Et nous lie à la fois.

Et le moindre regard
Peut nous lancer des flèches
Ou nous laisser pantois.

Tout se joue dans l’instant
Où nous touchons confiants,
Le radeau de la Joie.

La Parole de l’Etre
Universellement résonne
Et ne se trompe pas.

Lise

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7 commentaires pour La Parole de l’Etre

  1. pandoratears dit :

    A reblogué ceci sur CHEMIN POETIQUE: 2012/2013/2014et a ajouté:
    Sensible à la musique des mots, et trouvant ce poème très spirituel, je le reblogue
    Pour sa beauté

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  2. pandoratears dit :

    Le rythme de ce poème m’a enchantée, je suis très sensible à la musique des mots.

    J'aime

  3. Sol dit :

    Bonjour Lise,

    Merci pour ton effort de resituer le contexte du poème : La Parole de l’Être, qui se redouble en démontrant avec chaque fin et puissant sourire que la suite à donner à ces échanges demeure inconciliable avec des malentendus.

    Quand ton voisin te parle, il n’exprime pas ce que sont les choses, mais son désir (l’enfer’) de ce qu’elles soient, si bien qu’être d’accord ou non avec lui n’a aucun sens.

    Je suis un autre (Rimbaud)
    Tous les autres sont en moi (Apollinaire)
    L’enfer c’est les autres (Sarte)
    Tous pour un, un pour tous (Dumas)

    A chacun sa boue et ses rames.

    Peu importe que le soleil ou la lune , passent pour l’oeil de l’enfer qui veille
    blanchâtre, sur la ville endormie, d’où s’échappent les rêves défunts…

    Avec l’expression, il fait beau, le pronom personnel Il ne désigne personne.
    Ce pronom, ne désigne pas vraiment le Même qui réside en chacun.

    L’un, l’autre dans ce contexte se positionne sur le mode du relatif, tandis que le pronom il de il fait beau se positionne sur le mode du Même, en quête de fusion avec l’absolu.

    Le refus de la transformation tenter de réaliser le fait de la mort provisoire du sens ou de l’être,
    quand à force de chercher le sens l’être se perd et à force de chercher l’être le sens se perd.

    A chacun d’unir chaque pourquoi à chaque comment prendre sa vie en main et quitter ses impasses habituelles, en tenant compte du fait que si la difficulté de changer d’habitude vient probablement du fait que nous n’y sommes pas habitués le moment est peut-être venu de se pencher sur ce que représente pour soi l’histoire de la .civilisation. (Le yi king de R. Wilhem – page 366 à 373).

    Le sens de lecture du tableau précédent correspond à l’ordre de succession des nombres (0 à 21) des colonnes Do2 à Do5

    Cette histoire résumée en treize étapes, me semble transposable à l’histoire de chaque civilisation, depuis la condition primitive de la société humaine jusqu’à l’apparition de l’écriture.

    Dans les premiers temps, il n’y avait pas encore de classification morales et sociales. Les hommes connaissaient seulement leur mère et no leur père. Quand ils avaient faim, il recherchaient la nourriture et quand ils étaient rassasiés, ils jetaient le reste.

    Ils dévoraient leurs aliments avec la peau et les poils, buvaient le sang et se vêtaient de peux et de jonc. (Yi King – R. Wilhem)

    Bien à toi

    Créons-nous un excellent aujourd’hui

    Sol

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  4. autrelien dit :

    Le texte, « la parole de l’Etre » accompagnait ces mots :

    Voici une expérience concrète qui montre il me semble à quel point l’Etre sait ce que l’individu cherche.

    Ce week-end j’ai vécu, pourrait on dire, de manière symbolique , l’enfer du vendredi Saint et la Résurrection de Pâques..

    « L’enfer » s’est présenté sous la forme d’un voisin furieux emplis d’une telle violence intérieure qu’elle devenait froide à l’extérieur tant elle était sur le point de bondir. Peu habituée à ce genre de relation je me suis trouvée désemparée naviguant à vue, en eau trouble , sans parvenir à trouver une réelle stabilité intérieure sur le moment même si le calme m’accompagnait en surface. Une puissante insomnie a suivi où le mental tournait en rond comme pris au piège d’une image fixe reflétant la  » relation souffrante », non nominative.
    ( ce n’était pas « je souffre »/ « il souffre » mais  » il y a souffrance  » )
    Tout se passait comme si le sentiment puissant de  » c’est ainsi » cherchait l’issue en traversant couche par couche la souffrance par tout ce qui en moi l’accrochait. A chaque pas quelque chose se dissolvait modifiant l’image de la relation.
    Ma seule attention a été d’ accepter tout ce qui se manifestait exactement de la même manière qu’un arbre plie au vent.

    Au matin je me suis trouvée légère et sans fatigue ce qui était pour moi étonnant compte tenu de « l’intensité » de la nuit.
    Progressivement s’est installée en moi une énergie aussi tranchante que le fil d’un rasoir me donnant le ressenti que chacun de mes actes, chacune de mes pensées étaient clairs et justes ce qui se sentait nettement dans le timbre de ma voix selon mes proches.
    Et cela avec la curieuse impression de « subir » quelque chose d’aucune utilité apparente tout en m’apprêtant à passer une journée calme et sans attente particulière.

    Vers le milieu de la journée je croise à nouveau totalement  » par hasard  » le voisin de la veille beaucoup plus calme mais que je sens tendu tout en étant moi même très détendue. Viennent alors en moi des mots qui tombent exactement comme un couperet à une cadence rapide . Ils sont étonnamment vibrants, intenses, comme de choix sans avoir été choisis. Je m’entend les prononcer comme s’ils soignaient quelque chose en moi et en l’autre en même temps tout en étant sans concession et reprenant méticuleusement tous les détails de la veille sur les faits et non sur les ressentis.
    Le voisin tente deux fois de répondre mais le flot est plus fort ,ce flot ne coupe pas la parole mais intègre la réponse si bien que l’argument tombe. Aucun argument n’a droit à la parole . Cela dure à peine 10 minutes puis monte en moi un sourire fin et puissant, exprimant une profonde gratitude mais non dirigée vers quelqu’un, sans direction. Plus aucune tension n’est perceptible. Le voisin me tend la main en répétant ces seuls mots  » ça alors » . C’est comme s’il répondait à une question intérieure et que la réponse l’étonnait. Nous nous saluons en nous souhaitant une bonne soirée. Il part en se retournant comme s’il avait peine à quitter les lieux tout en étant contant d’Etre, profondément satisfait .( cela se voyait à son pas )

    La Joie qui depuis s’est posée en moi continue d’être en relation avec la Joie en lui et pourtant je suis à présent à plus de 100 Km.
    C’est curieux et naturel à la fois… » c’est ainsi  » rayonne en quelque sorte.

    J’ai tenté de le mettre en mot pour fixer l’expérience .

    Lise

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  5. pandoratears dit :

    Très spirituel, j’ai beaucoup aimé, merci

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  6. Sol dit :

    Bonjour Autrelien

    Comme un voilier à l’horizon, elle vogue, tranquille, amicale, sensible, aimable, la Parole de l’être.

    ====================== Rôle sans Parole ==================
    Communication Harmonie Preuve Conscience
    Optimisme Mélodie Cause Émotion
    Enthousiasme Rythme Relation Corps
    ==================== l’appât – rôle de l’être ================

    Elle se plait dans le présent d’où elle s’envole et d’où elle oublie ou trouve autre chose, excepté, peut-être, entre la bulle d’air et son ombre, ce qui parle de tout jour et des mains tenant l’imaginaire, via l’assimilation des rôles qu’elle tient en pleine conscience de chacun de retour, au bon port du coeur des choses, c’est à dire en cet havre de paix où s’entretient, se restaure et reconstitue la plénitude du réel.

    Bien à toi

    Sol

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