Quatre pensées fondamentales

Les quatre pensées fondamentale c’est un enseignement du bouddhisme tibétain (peut-être aussi d’autres bouddhismes, mais c’est par ce biais là que je le connais).


Elles invitent à une réflexion profonde qui produit un état d’esprit idéal pour la pratique.
On n’a jamais complètement fini de réfléchir sur ces quatre pensées, on peut sans cesse les approfondir.

Le précieux corps humain.

Ici il s’agit de prendre conscience que nous avons une chance incroyable de vivre toutes les conditions favorables pour pratiquer.
Déjà nous sommes humains, et c’est l’existence la plus favorable (sinon la seule favorable) pour pratiquer une spiritualité et réaliser l’éveil.
Nous n’avons pas de handicap qui nous empêcherait de pratiquer.
Les enseignements spirituels nous sont disponibles et nous y sommes relativement ouverts, nous avons la possibilité de rencontrer des êtres réalisés, nos conditions de vie sont relativement favorable (nous ne vivons pas la famine, la guerre…).
Il s’agit de prendre conscience que nos conditions de vie sont très favorables à l’éveil, et que c’est quelque chose de vraiment rare.
On ne même pas être sur que cela se reproduira dans nos existences futures (surtout si on ne le met pas à profit).
Cette réflexion donne une grande motivation pour la pratique, et permet aussi de se réjouir de toutes ces conditions extraordinaires.

La mort et l’impermanence.

Tous les phénomènes, les choses matérielles, les connaissances, les amis, notre corps, notre vie elle-même… Tout cela est impermanent, transitoire.
L’essentiel est donc ailleurs. Ainsi si nous ne nous occupons pas de notre vie spirituelle, de l’amélioration de nos tendances profondes, à la fin de notre vie, il ne nous restera rien.
Il est important de penser régulièrement au caractère transitoire de toutes choses et à inéluctabilité de notre propre mort. Cela recentre sur ce qui est essentiel.

La loi de cause à effet, ou loi du karma.

Là encore il s’agit de réfléchir en profondeur sur cette loi de cause à effet : tout ce que nous faisons, disons ou pensons dans un certain état d’esprit, une certaine motivation, laisse une trace dans notre esprit qui conditionnera complètement nos expériences futures.
De même nos conditions actuelles, favorables ou défavorables, sont le fruit d’actions passées.

La vanité du Samsara.

Le samsara c’est le fait d’être enfermé dans ce monde de l’égo.
Mais ce monde de l’égo ce n’est pas le monde extérieur en lui-même, mais c’est le fait de fonctionner sur un mode égocentrique. Ainsi un être réalisé peut vivre dans ce monde matériel (qui pour nous est samsara) en étant dans le Nirvana, car, à chaque instant, son esprit est plein de sagesse et de compassion.
Quand on y regarde bien, on se rend compte que le monde ne nous satisfait jamais complètement : nous nous tendons vers un objet de désir et dès que nous l’avons, nous en cherchons un autre, car nous sommes perpétuellement insatisfaits.
La solution n’est donc pas à l’extérieur, mais à l’intérieur. Ce n’est qu’en changeant notre esprit que l’on pourra obtenir le véritable Bonheur, et pas avec plus de possessions, de pouvoir ou de valorisation.

Réfléchir profondément à ces quatre pensées a vraiment un effet très profond.
Et il ne s’agit pas d’une petite réflexion en 5 minutes. En fait ça prend des années pour vraiment entrer dans ces vérités.

La première pensée parle du fait d’être dans des conditions favorables pour pratiquer. Il s’agit d’avoir un corps humain, mais aussi certaines conditions de vie.
Effectivement quelqu’un qui est extrêmement préoccupé par sa survie à nécessairement moins de temps et de disponibilité d’esprit pour réfléchir et pratiquer sa spiritualité. Et ce n’est même pas sur qu’il ait accès à un enseignement spirituel.

Le précieux corps humain possède huit libertés et dix conditions.

Les huit libertés : ne pas être né dans les enfers, le monde des esprits torturés, le règne animal, parmi les barbares, les dieux de longue vie, dans un âge obscur durant lequel aucun Bouddha n’est apparu, ou comme un handicapé mental incapable de saisir le sens du Dharma (c’est à dire l’enseignement spirituel).

Les dix conditions : avoir une existence humaine, être né dans un lieu ou le Dharma existe, posséder toutes ses facultés physiques et mentales, ne pas agir contrairement au Dharma et avoir foi en ceux qui en sont dignes; il faut aussi qu’un bouddha soit apparu durant notre ère et qu’il ait exposé le Dharma; que ses enseignements subsistent et soient mis en pratique; enfin, qu’un maître spirituel soit présent pour nous guider.

Voir quel sens cela à pour nous, regarder sa vie présente et passée pour voir comment l’on retrouve ces vérités ou pas…

Pour approfondir

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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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