Labyrinthes et Marelles élémentales

Dessins monolinéaires, Labyrinthes et Marelles élémentales

 « Vous trouverez plus de choses dans les forêts que dans les livres ;
les arbres, les pierres vous apprendrons ce que les Maîtres
ne sauraient enseigner.

Pensez-vous que
vous ne puissiez sucer le miel de la pierre,
l’huile du rocher le plus dur ? »

Saint-Bernard

Pour les connaisseurs, je les renvoie au cycle des « 9 princes d’Ambre »,
écrit par Roger Zelazny, avec sa Marelle.

En Grèce, il y avait 2 dieux du temps ! Kronos et Kairos (moins connu).

Kronos régissait le temps conventionnel (celui qui est notre référence), tandis que Kairos gérait le temps relatif, celui qui correspondant aux champs de synchronisation des évènements.

En fait, on ne serait pas si éloigné de la vérité si on disait que le calendrier Maya, grâce à l’utilisation du temps de Kairos, participe à la description du plan d’évolution des champs de synchronisation de la conscience, ceux qui assurent la cohérence des relations entre la matière et l’esprit.

Matière Énergie Information

yin & yang

Symbole du Yin et du Yang représentant les contraires qui forment le Tout. Cette image indique 8 variables qui s’imbriquent en harmonie. Ce symbole pourrait représenter l’individu , avec sa part de lumière et d’ombre, signifiant cette part de bien et de mal, de Dieu et du Diable, qui est innée et qui forme un Tout indissociable au plan des forces doubles.

Labyrinthes et marelles des jeux populaires

Les labyrinthes ont été si populaires qu’ils sont à l’origine, cela ne paraît pas douteux, du jeu de marelle; du moins tel qu’il se présente dans nos pays, où les enfants prennent toujours soin d’indiquer le ciel et l’enfer. Il est naturellement interdit de marcher – « de mordre » – sur les lignes. La plupart des marelles traditionnelles reproduisent un plan d’église, avec une abside semi-circulaire et un ou deux transepts. un tel tracé révèle qu’il ne peut remonter plus haut que l’époque du moyen âge où l’on a commencé à mettre un labyrinthe dans certaines cathédrales.

Labyrinthe de la cathédrale d’Amiens

L’acte magique dans son expression la plus connue : le rituel, ne constitue qu’une forme, un programme, une chronologie d’actes plus ou moins symboliques, trouvant un écho émotionnel dans l’acquis culturel du praticien et constituant une structure logique à laquelle on applique un certain “pouvoir”, ou plus précisément une énergie pour obtenir l’effet souhaité. Le cadre constitué par le rituel ne possède que fort peu de puissance, sinon celle des moments favorables(l’instant actif), sa fonction étant de modeler, canaliser, moduler l’énergie mise en jeu par l’opérateur.

Labyrinthe de la cathédrale de Reims

Ce qui fait dire qu’il faut devenir magicien avant de faire de la magie, ou en d’autre terme que le pouvoir est dans l’opérateur et non dans les rituels. Ces rituélies constituant plutôt des “béquilles” pour les débutants. Le rituel est à un opérateur, ce que le logiciel est à l’ordinateur : un guide, une succession de points de repères établis pour la réalisation d’un objectif. S’appuyant sur des réalités symboliques et une connaissance des archétypes, l’opérateur bâtira son rituel,comme un informaticien écrira un programme. L’acte magique n’est ni fixe, ni immuable, mais constitue un “meccano” dont les pièces seront assemblées pour l’exécution de la trame événementielle.

labyrinthe géant de Gueret

Ce qui explique pourquoi la plupart des recueils “magiques” ne donnent en général que de très médiocres résultats, l’opérateur averti en tirera par contre un enseignement   précieux, s’en inspirant pour l’élaboration de ses propres réalisations. C’est ce qui explique que les“maîtres” provoquent des actions spectaculaires en l’absence d’accessoire ou de cérémonies compliquées, ayant dépassé le stade de la magie à appareil, allant à l’essentiel par une maîtrise parfaite du flux énergétique qu’ils génèrent.

Le Labyrinthe était à l’origine la structure du palais minoen en Crête et signifiait « palais formé de deux axes ». Ce symbole qui fut trouvé dans le palais minoen était généralement accompagné d’une divinité féminine. En Crête, elle était la dame ou la déesse du Labyrinthe et elle était aussi liée au miel du Labyrinthe.

Je serais même tenté de dire qu’on reconnaît un praticien de haut niveau au dépouillement de ses rites. Je ne parle pas, bien évidemment des rituels impliquant des techniques du type magies égrégoriques ou familiers, qui s’appuient impérativement sur une rituélie précises, volontairement codifié par l’opérateur. Du point de vue précédant, il n’existe que peu de différence entre un adepte accompli et un mystique, sinon peut-être l’éthique ou la voie choisie. La base énergétique étant la même et les pratiques d’entraînements similaires.

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 Image du génome humain. Les parties sont similaires au Tout, le macrocosme  (comme démontré par l’imagerie de la courbe fractale d’une galaxie) peut se trouver dans le microcosme (comme démontré par l’imagerie du génome humain).
Les formes géométriques sous-jacentes au cosmos sont étayées par le théorème de Thue qui démontre que les formes observées dans la nature peuvent être reliées à la géométrie (pour des raisons d’optimisation des ressources). On pourrait citer l’exemple du nautilus qui croît à un taux constant de sorte que sa coquille forme une spirale logarithmique de façon à lui permettre de croître sans changer de forme. De même, les abeilles à miel construisent des cellules de forme hexagonale pour recueillir leur miel.

Pour s’en convaincre il suffit de lire les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola, fondateur de la compagnie de Jésus. Les seules véritables différences se situant au niveau de l’attitude mentale et du mode de vie. Le mystique est un passif, un contemplatif qui se “fond” dans la réalité de sa foi pour atteindre l’illumination par une dissolution de son Moi,l’adepte est un actif, ayant la potentialité d’intervenir dans le monde matériel (ce qui ne signifie pas qu’il utilise cette potentialité), conservant son Moi tout en sachant s’en dé-solidariser pour l’agir ou l’observer agir. L’adepte magnifie le “Je” pour manipuler le Moi. C’est un niveau de conscience très particulier qui peut se résumer dans cette phrase : “je sais, que je sais, que je sais “.

Cette notion un peu ardue pour le profane s’éclairera au cours de l’apprentissage initiatique. On peut dire que le mystique est “possédé”, par une entité, qu’il est un médium dans toute l’acception du terme, un cheval de dieu. Phénomène que l’on retrouve dans la macumba, ou les “caballos”deviennent les montures des dieux du panthéon brésilien et servent de canal à l’expression des entités qui les chevauchent. L’adepte quant à lui se positionne sinon en maître, du moins en égal vis à vis des forces égrégoriques, sachant quelle est leur véritable nature, réservant son humilité et son amour pour le seul créateur. La finalité de l’adeptat est de la même nature que celle du mystique, seules diffèrent les méthodes pour l’approche ultime, l’éveil.

Pour « certains chercheurs » devenus des « chercheurs certains » le labyrinthe de la cathédrale de Chartres est la représentation de l’oreille et de son colimaçon. Et si la solution résidait là. Car le son (souffle et lèvres) n’est rien sans le sens de réception (l’ouïe) et son organe indispensable (l’oreille avec son lobe et son labyrinthe interne). Ne dit-on pas que le pavillon auriculaire représente un enfant à la naissance?

Le labyrinthe est alors en son centre une sorte renouveau… de renaissance …?

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Pour d’autres, il faut y voir l’image des intestins ou l’’image du cerveau, le parcours du labyrinthe nous met en rapport direct avec nos forces vives, nous fait ressentir l’harmonie et l’équilibre du monde dans lequel on doit se fondre.

Le centre du périple est un cercle dans lequel nous entrons et qui se trouve orné de 6 lobes. « Entrer dans un cercle » équivaut à être admis dans un groupe, ou un lieu, très fermé… à y être initié pour y être reconnu.

La progression initiatique est dans l’ensemble assez bien définie. Elle se divise en plusieurs phases, dont l’importance peut varier selon les diverses traditions ou la nature de la voie choisie. Il convient de remarquer qu’en dépit de ces variations la structure est immuable. Dans un premier temps, l’opérateur devra effectuer un travail sur lui-même. Celui-ci relève plus de la psychologie que d’une opération traditionnelle. Ce travail est avant tout un processus préparatoire qui a pour fonction d’éliminer les tensions internes, ainsi que les blocages et inhibitions. Cette préparation permet d’augmenter considérablement la potentialité individuelle en favorisant l’éclosion de la personnalité profonde en diminuant le phénomène d’auto censure du sur-moi. Dès lors le futur opérateur pourra directement commencer l’entraînement proprement dit.Le premier travail sera l’acquisition de la pratique du calme mental, propice aux exercices de méditation. Il serait suivi d’un apprentissage des techniques de respiration qui mènera tout naturellement à l’utilisation des vocables ou des mantrams.

Viendront ensuite des méthodes de  visualisation, puis des exercices visant à développer la concentration et finalement les techniques de déplacement de conscience. Cela étant acquis, une phase très importante devra être travaillée durant plusieurs années.

Il s’agit d’exercices particulièrement importants permettant un développement des énergies internes et de leurs contrôles. Ces exercices permettront, outre l’accumulation énergétique, de subtils et profonds changements au niveau psychique et physique. Cet entraînement va rapidement développer des“pouvoirs” et éveiller les potentialités de l’individu, en particulier une augmentation de l’intuition,des facultés de régénération organique, et peu à peu la possibilité d’action sur l’environnement.Ces exercices vont constituer le premier pas vers la formation du corps d’énergie, autrement appelé corps de gloire, de lumière ou d’arc en ciel selon les diverses traditions. Cette étape est fondamentale dans le processus initiatique, elle constitue même pour certains le but unique de la formation. Parvenu à la maîtrise de ce procédé, l’adepte ralentira considérablement le processus de vieillissement. Cette étape constitue le premier pas vers les voies de longévité. Outre ces exercices, des entraînement complémentaires permettront en s’appuyant sur ce travail d’accumulation énergétique de développer des pouvoirs particuliers selon les aptitudes ou le choix de l’étudiant. Notons que la pratique de ces exercices constitue les meilleurs entraînements possible pour les montées de “Kundalini” que prônent certaines écoles orientales.A ce niveau, l’étudiant est devenu un opérateur. Outre les techniques magiques spécifiques qu’il aura acquis entre temps, il aurait réussi une véritable alchimie intérieure. Là, se pose la question du choix, soit il affine ses pouvoirs, avec le risque d’en rester prisonnier, soit il poursuit sa quête de l’éveil et l’aventure ne fait que commencer. Parallèlement au travail énergétique, l’évolution spirituelle s’effectuera sensiblement, l’adepte se dépouillera progressivement d’un certain nombre d’attaches matérielles, d’émotions parasites, d’affections médiocres et de passions infantiles. Il saura peu à peu reconnaître les pièges grossiers des gourous-marchands et des suprêmes grands maîtres se prenant pour des initiés (ce qu’ils sont d’ailleurs, puisque initié signifie débutant !).

Atteignant des niveaux de conscience plus élevés, il sentira en lui une volonté de dépassement,d’approfondissement, une nécessité diffuse, d’abord, puis plus précise (s’il est réellement sur la bonne voie), d’une autre dimension, d’une autre réalité… Il sera alors sur le chemin de la maîtrise,de la mort au monde des pouvoirs, pour vivre la vérité de lumière, le grand secret. Cette vérité initiatique ultime est un secret, non pas comme l’entendent les puérils chefs de secte, qui emploi ce terme comme un paravent, pour mieux cacher leur manque de connaissances, mais en cette occurrence, il est question d’un secret incommunicable, parce que le langage commun ne peut qu’en rendre très imparfaitement les notions. Il s’agit d’un voyage intérieur, de l’entrée et de la sortie d’un labyrinthe, que seuls les “nobles voyageurs” connaissent.

Une marelle aux dimensions cosmiques ou le “Je” communie avec la source de la création…

Voir aussi ici

Sources Pierre Manoury

Carl Johan Calleman présente une théorie qui rejoint ce concept, et qui est en plus conforme à l’interprétation des étapes du calendrier Maya.

Extrait du Sepher Yetsirah (Livre Kabbalistique de la formation, à l’origine de la tradition de l’arbre de vie Kabbaliste) :

6 directions à partir du centre, chapitre 1-13 – « Il choisit trois lettres parmi les simples dans le mystère des trois mères : Aleph (souffre), Mem(Eau), Shin(Feu). Il les fixa dans son Grand Nom et scella avec elles six extrémités.

Cinq : il scella le dessus et tourné vers le haut, il le fixa avec YHV.

Six : il scella le dessous et tourné vers le bas, il le fixa avec HYV.

Sept : il scella l’Est et tourné vers l’avant, il le fixa avec VYH.

Huit : il scella l’Ouest et tourné vers l’arrière, il le fixa avec VHY.

Neuf : il scella le Sud et tourné vers la droite, il le fixa avec YVH.

Dix : il scella le Nord et tourné vers la gauche, il le fixa avec HVY. »

Calleman pense qu’à la création de l’univers, au moment du BigBang, un arbre de vie (ou structure géométrique à 6 directions) aurait été créé en même temps, au centre d’un halo, vers 6 directions. A l’intérieur de ce halo, l’arbre universel va créer d’autres arbres de vie, accompagnés de leur propre halo ou champ d’influence, qui vont constituer les galaxies. Chaque galaxie, dans sa sphère d’influence, va orienter les systèmes stellaires dirigés eux aussi par un arbre de vie, qui eux même vont créer des arbres de vie planétaires, puis organiques, puis cellulaires, ou encore atomiques.

Chaque arbre de vie, à son niveau, est toujours en communication avec son arbre de vie supérieur, qui lui insuffle son plan d’évolution de conscience, par des effets de synchronisation structurelle.

L’ensemble de la création serait donc composée d’une infinité d’halo et d’arbre de vie (ou de champs morphiques), emboités les un dans les autres, qui on pour objectif de transmettre le plan d’évolution de leurs pères, venant de l’arbre de vie universel, depuis le centre de l’univers.

Calleman aurait découvert que ce plan d’évolution de la conscience est parfaitement conforme aux étapes et synchronisations décrite dans le calendrier Maya.

voir aussi : Champs de synchronicité

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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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