Rencontre du maitre intérieur



Neuf à la deuxième place :

a) On rencontre son maître dans une rue étroite. Pas de blâme.
b) Si l’on rencontre son maître dans une rue étroite, on n’a pas perdu son chemin.

Par suite de malentendus, des hommes unis par une nature semblable ne peuvent se réunir de façon correcte.

Une rencontre fortuite dans des circonstances dépouillées de cérémonies peut alors être utile du moment qu’existe une affinité intérieure.

D’après Richard Wilhelm

Le Conte des Sables

Abandonner la maitrise, maitriser son abandon, car ce qui distingue le maitre de l’élève, tient à peu de choses : le maître met en pratique les exercices nécessaires à son évolution.

Du point de vue du yi king le trait yang symbolise le maître. Un trigramme avec un trait yang possède un maitre et deux sujets, un trigramme avec deux traits yang possède deux maitres et un sujet, un triangle avec 3 traits mutables demeure distinct du trigramme le Ciel le créateur pourvu de trois traits fixes.
Le maitre est comme la voix qui épouse sa voie en chacun. Le maître est et mesure le verbe de chacun, à la manière du Christ qui est et qui mesure l’Armée de la Voix.

Trouver un maitre en distinguant sans se méprendre entre réalité et illusion, concerne la faculté de se mentir, ce qui place le chercheur à réellement trouver sa place dans le mythe de la confusion des langues et des genres, précédent celui d’Abraham, symboliquement reconnu comme le père des croyants.

Étymologiquement, la réalité est la qualité d’être d’une chose , une choséité. Trouver un maitre sans se perdre entre réalité et illusion, revient à suivre la joie, cette sagesse particulière qui enseigne l’aspiration, sème sérénité,  intensifie tout effort, et moissonne la paix, au coeur de toute paix.

Le conte des sables illustre cela, car le ruisseau apprend, qu’il n’est pas seulement ruisseau, mais aussi nuage, pluie, source, torrent, rivière, fleuve, océan car il finit par comprendre que sa véritable nature est l’eau et non pas les apparentes mutations et aspects divers de l’eau.

Certains enseignements soulignent l’importance de la maitrise du physique et du corps, ils sont comme la glace : c’est la voie des sportifs et des fakirs.

Certains enseignements soulignent l’importance de la maitrise de l’émotion et du ressenti, ils sont comme les cours d’eau ou les rides à la surface des eaux : c’est la voie des moines et des artistes

Certains enseignements soulignent l’importance de la maitrise de la pensée et du mental, il sont comme les nuages ou les mirages : c’est la voie des savants et des yogis

Distinguer sans se méprendre entre réalité et imaginaire, trouver un maître, revient au même détachement du lac qui rêve avec ou sans nuage en réalisant que chacune de ses gouttelettes d’eau forment un hologramme de la conscience unifiée où il se trouve et se perd dans l’interrogé.

A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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Un commentaire pour Rencontre du maitre intérieur

  1. Sol dit :

    On ne se rend pas compte combien on est habitué à échanger sur le plan mental,
    c’est à dire sur le plan des mots (oral, écrit, imprimé, film, vidéo, numérisation)…

    A quoi et à qui sert de tirer son énergie à partir des mots ?
    il est possible d’échanger à partir des formes car comme les végétaux
    et les animaux nous sommes pourvus d’une conscience géométrique.

    L’expression par tableau illustre une étape intermédiaire préparant
    aux conditions de la transition, entre visible et invisible, où seule
    la voix fait le pont… pour le moment l’expression reste numérique
    et la voix humaine reste exclue, du moindre de nos clavardages.

    Le langage par formes est exploré par le livre des transformations,
    qui repose sur un système d’équilibre défiant toute intelligence
    et donc le langage basé sur les mots.

    Si les actions aident mieux que les mots, alors il n’est pas inutile
    d’observer, sans mot, les flux des énergies qui traversent les ensembles vivants.

    La fatigue est l’une des quatre conditions naturelles (Peur, Faim, Fatigue, Fièvre)
    favorisant le déplacement du point d’assemblage des perceptions.

    A cela peut s’ajouter des conditions artificielles favorisant le déplacement
    du point d’assemblage des perceptions car au juste est-ce le pronom personnel (JE) qui est crevé ?

    De quel « Je » , de quel abus de langage s’agit-il dans l’expression « Je » suis crevé ?

    Et si tout cela n’avait rien à voir avec l’expression graphique , mais avec la relation entretenue avec le langage ?

    A quoi bon bouder son plaisir d’échanger les uns avec les autres,
    sachant que si tout revient au même résidant en chacun,
    nul ne peut tout savoir, ni tout comprendre, ni tout ignorer ?

    Bon présent à tous

    J'aime

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