L’Alphabet, un calendrier.

 

L’ALPHABET UN CALENDRIER

OU

L’ŒIL REMPLACE L’OREILLE

13 * 28 = 26 * 14 = 364

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles

Je dirais quelque jour vos naissances latentes…

(Arthur Rimbaud, Voyelles)

Tarogramme présente, ici, sous une forme aussi concise que possible, des faits relativement complexes (bien qu’ils paraissent, trop souvent, aller de soi) concernant l’origine de l’alphabet phonétique et son influence sur les descriptions de nos univers de communication.

Les dictionnaires s’accordent pour définir l’alphabet comme un système de signes graphiques (lettres) servant à la transcription des sons (consonnes, voyelles) d’une langue ou comme un livre à l’usage des enfants contenant les premiers éléments de la lecture. Ce sont les Phéniciens, habitants de l’ancien Liban, qui, nous dit-on, ont inventé l’alphabet vers 1700 av J.C.

Les grecs expliquaient la naissance de l’alphabet par un mythe selon lequel le Roi phénicien Cadmos, à qui on attribuait l’introduction en Grèce de l’écriture phonétique, aurait semé des dents de dragon, mais récolté des hommes armés. Comme tous les mythes, celui-là télescope un lent processus en un éclair d’intuition.

L’ ancien alphabet irlandais, de même que celui utilisé par les druides gaulois dont César a parlé, n’était peut-être pas écrit, au début; toutes les lettres qui le constituaient possédaient des noms dérivés de ceux des arbres : on l’appelait le Beth-luis-nion (« bouleau -sorbier – frêne ») d’après ses trois premières consonnes; de sa composition, se décèle une origine phrygienne, c’est à dire les 13 consonnes qu’ Hermès aurait inventées et les 5 voyelles que les Trois Parques auraient inventées.

Alpha fut la première des 18 lettres, parce qu’Alphé veut dire honneur et alphainein inventer, et parce que l’Alphée est le fleuve le plus remarquable; l’ordre primitif était le suivant : A, B, L, N, O, F, S, H, U, D, T, C, E, M, GN ou Gn R, I.

Les anciens irlandais ont en fait une langue  des signes, abusivement appelée langue des sourds-muets. Ils utilisaient leurs phalanges pour représenter les différentes lettres ou bien un langage de chiffres parlés. Chaque consonne représentait un mois de vingt-huit jours faisant partie d’une série de 13 mois qui commençait deux jours après le solstice d’hiver :

En 400 av J.C à la suite d’un bouleversement religieux, l’ordre de succession des lettres de l’ Alphabet des Arbres fut changé de façon à ce qu’il correspondît avec un nouveau système de calendrier. (B, L, F, S, N, H, D, T, C, Q, M, G, Ng, Z, R) rattaché à Héraclès « visage de soleil » Ainsi chaque voyelle représentait une situation trimestrielle dans l’année et chaque lettre un mois de 28 jours. L’usage des lettres de l’alphabet comme calendrier trouve son origine dans le fait que les lettres servaient aussi à transcrire les nombres et les notes de musique. Tout ce qui nous reste de l’harmonie des sphères des pythagoriciens ou de la galaxie du Yin Yang de la chine ancienne se rapporte à cela. L’ordre des lettres cadmien, devenu l’ABC bien connu, semble bien être une erreur dans l’ordre des lettres, due aux marchands phéniciens; ils utilisait l’alphabet secret pour le commerce mais craignaient d’offenser la déesse en révélant son ordre véritable (dont les arcanes se trouveraient dans certains nombres premiers remarquables).

Associé au papyrus, l’alphabet annonçait la fin de la bureaucratie statique des temples et du monopole clérical sur la connaissance et le pouvoir. Contrairement aux écritures pré-alphabétiques, que leur multitude de symboles rendait difficiles à maîtriser, l’alphabet pouvait s’apprendre en quelques heures. Ensemble, l’alphabet facile et le papyrus léger et bon marché firent passer le pouvoir des mains du clergé à celles des militaires.

Il y a des correspondances entre le sanskrit et l’hébreu, puisque tous deux découlent du phénicien aussi entre le langages des gestes des mains des anciens irlandais et les mudras des indiens. Aux Indes les gestes des mains sont appelés mudras. Leur valeur explicative est importante, car ils permettent au spectateur de lire un tableau, une sculpture, une danse. Ils ont, non seulement un sens mystique, mais un rôle physique par leur action sur le système nerveux. Il existe deux espèces de mudras : (24 ou 28) exécutés avec une main, et (13 ou 23) exécutés avec les deux mains.

Il se pourrait que les nombres aient précédé l’alphabétisation dans certaines cultures. Longtemps avant la technologie alphabétisée, les facteurs binaires que sont les mains et les pieds ont suffi à lancer l’homme dans la voie du calcul. L’adoption du système métrique est somme toute assez récente de même que la recherche médicale concernant la mise en évidence des fonctions distinctes des deux hémisphères du cerveau. Disons que ce qui concerne le visuel appartient au coté droit du corps et se trouve régit par l’hémisphère gauche du cerveau, tandis que ce qui concerne l’oral appartient au côté gauche du corps et se trouve régit par l’hémisphère gauche du cerveau.

L’alphabet phonétique est une technologie unique en son genre. En tant que système d’expression du mental et de communication d’un groupe social les alphabets apparaissent comme des produits de la civilisation plutôt que de l’évolution. Il a existé plusieurs sortes d’écritures, pictographique ou syllabique, mais seul l’alphabet phonétique fait correspondre des lettres sans signification sémantique aucune à des sons sans signification sémantique aucune.

Cette division et ce parallélisme rigide entre deux mondes l’un visuel et l’autre acoustique était du point de vue culturel frustres et brutaux. L’écriture phonétique ne tient pas compte de tout un monde de perceptions et de significations que préservaient des formes comme les runes, les mantras, les mudras, les hiéroglyphes, ou les idéogrammes chinois. Ces formes d’écriture plus riches culturellement ne donnent aucune possibilité de passer de l’univers magique, discontinu et traditionnel qu’est la parole au support uniforme et froid qu’est celui de la vue.

Il suffit d’une seule génération d’alphabétisme en Afrique aujourd’hui, comme en Gaule il y a deux mille ans, pour arracher l’individu de sa trame tribale, ou du moins en amorcer le processus.

Ce fait ne dépend nullement du contenu des mots alphabétisés; il résulte de la rupture soudaine qui se produit entre l’expérience auditive de l’être humain et son expérience visuelle. Parce qu’il intensifie et qu’il étend la fonction visuelle, l’alphabet phonétique réduit dans toute culture alphabétisée, le rôle de l’ouïe, du toucher et du goût.

Dans la société occidentale alphabétique, nous trouvons encore normal et correct de dire, après avoir affirmé quelque chose, qu’il s’ensuit comme il se trouvait quelque causalité à ce genre de succession. La conscience n’est pas un processus verbal aussi les successions naturelles ou logique n’indiquent aucune relation de causalité. La succession, la série n’est que cumulative, et non pas causative.

L’alphabet est à l’origine de la technique de transformation et de domination qui consiste à appliquer l’uniformité et la continuité en tout. Cette démarche s’est intensifiée de puis l’invention de Gutenberg.

Tous les alphabets en usage en Occident, que ce soit en Russie, au pays basque, au Portugal ou au Pérou, dérivent de l’alphabet gréco-romain. Toutes les autres formes d’écriture n’ont jamais servi qu’une seule culture, et ont servi à isoler cette culture des autres.

En résumé, les écritures pictographiques et hiéroglyphique des cultures babylonienne, maya et chinoise représente un prolongement du sens de la vue destiné à emmagasiner l’expérience humaine et à en faciliter l’accès. Toutes ces formes donnent une expression picturale à des significations orales. En tant que telles, elles peuvent se comparer au dessin animé; elles sont extrêmement rigides et nécessitent plusieurs signes pour exprimer l’infinité de données et d’opérations de l’activité sociale. L’alphabet phonétique, par contraste, peut, avec quelques lettres seulement, contenir toutes les langues. Une telle réussite, toutefois, implique la séparation des signes et des sons de leur contenu sémantique et dramatique. Aucun autre système d’écriture n’a été capable de ce tour de force.

Cette séparation de l’image et du son de leur signification, particulière s’étend aussi à ses effets sociaux et psychologiques. Et si l’homme alphabétisé subit une profonde séparation de sa sensibilité intérieure, sa vie imaginative, émotive et sensorielle il trouve par contre la liberté personnelle de se dissocier du clan et du système de parenté. Dans la Rome républicaine, les carrières étaient accessibles au talent tout autant que dans la France napoléonienne, et pour les mêmes raisons : l’élévation nouvelle du degré d’instruction avait créé un milieu homogène et malléable dans lequel la mobilité des groupes armés et des individus ambitieux, au même titre, était aussi nouvelle que pratique.

Selon Robert Graves  dans L’Aube dorée

Publicités

A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
Cet article, publié dans Développement spirituel, Esotérisme musical, Général, Observation de soi, Octave, YI King, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour L’Alphabet, un calendrier.

  1. Francesca dit :

    Fêter le Pommier

    Peut-on parler également du pommier ?

    C’est l’arbre de la Science, de la Magie, de la Révélation, c’est l’arbre de la Nourriture merveilleuse, miraculeuse, éternelle. Il est, avec le Chêne, un des arbres majeurs des mythologies celtiques.

    Celui qui mange une Pomme n’a ni faim, ni soif, ni maladie.

    Le Pommier est l’arbre de l’Autre Monde, du Verger Merveilleux, de l’île d’Avalon, séjour des rois, des héros, de tous les Celtes qui, à l’image du roi Arthur, y sont en dormition sous la protection de Morgane.

    Le Pommier, lié à l’érotisme, est l’arbre sous lequel enseigne Merlin, c’est à l’aide d’une de ses branches que les Fées attirent les mortels dans leur pays pour leur conférer l’Immortalité.

    Lorsqu’on coupe une pomme en deux moitiés, il apparait une étoile à cinq branches, emblème d’immortalité, représentant la Déesse Mère au cours des cinq stades de la vie :
    – naissance,
    – adolescence (initiation),
    – maturité,
    – vieillesse,
    – mort et renaissance,

    L’île des Pommiers se nomme l’île d’Avalon.
    Le pommier (gwezenn an avalou) est un arbre particulièrement respecté par les Celtes, Aval en Breton, est la racine d’Avallon, l’île aux pommiers.

    Les Celtes donnaient une importance considérable à cet arbre fruitier dans toutes les légendes de leurs riche mythologie. C’est sur l’île d’Avalon que le roi Arthur est en dormition, et c’est là qu’il prépare son grand retour.
    Il s’y vivifie d’une nouvelle connaissance d’une nouvelle force, nourri par le fruit du savoir aux étonnantes facultés. Le pommier est aussi le symbole de la vie éternelle. Dans la bible, c’est Eve qui cueille le fruit qui lui était défendu, c’est encore l’arbre du jardin des Hespérides, avec les trois pommes- chiffre clé de la cosmologie celte- que les fils de Tuireann doivent cueillir.

    Il y a cependant une divergence fondamentale entre chrétien et Celtes : Pour ces derniers la pomme et le pommier occupent une place primordiale dans le paradis auquel la pomme permet d’accéder. Dans la bible au contraire, Eve et Adam sont chassé de l’éden à cause d ce même fruit. Il y a de quoi se poser des questions même si les réponses sont évidentes !

    Nos contes eux-mêmes n’hésitent pas à donner à la pomme un rôle clé, dans Blanche-Neige, c’est une méchante femme, en vérité une reine jalouse, qui transmet le mal par le fruit qu’elle donne à la belle et jeune princesse Un morceau reste bloqué dans la gorge de cette dernière, ce qui la plonge dans un profond sommeil (comme Arthur) jusqu’à ce qu’un prince charment pour ne pas dire enchanteur lui rende la vie, lui faisant recracher le morceau en fait un morceau de la connaissance, le plus mauvais.

    Les conteurs anciens étaient bien souvent affilié à des coteries initiatiques, aussi leurs histoires pour enfants contenaient-elles des messages destinés aux adultes. L’on remarque aussi, a travers cette histoire, le lien étroit qui lie le pommier à l’autre monde dont il est le messager annonçant la vie éternel de Gwenved !

    Mais attention, en aucun cas les druides eux-mêmes ne distribuent la pomme : c’est toujours un intermédiaire qui s’en charge, un médiateur. Morgane – ou encore une femme – cultivant ses propres pommiers, porteur d’une nourriture inépuisable ce qui signifie simplement que la connaissance est sans limites.

    La curieuse légende de Conle Caem, fils de Conn Cetchathach, est caractéristique des vertus extraordinaire de ce fruit. En effet une femme a emporté Conle Caen vers l’autre monde, après lui avoir offert une pomme qui l’a nourri un mois durant ! C’est alors que son père décide de faire intervenir les druides, ainsi que l’explique François le Roux et Christian Guyonvarc’h : Conn parla alors à son druide don le nom était Corann, car ils avaient entendu ce que disait le femme sans le savoir : « Je te prie, ö Corann au grand chant, au grand art. Il est venu contre moi une puissance plus grande que la mienne, plus forte que mon pouvoir, un combat tel qu’il ne m’en est pas arrivé depuis que je me suis emparé de la royauté. C’est un combat perfide, une forme invisible est venu me faire violence et enlever mon fils à mon autorité royal par des incantation de femme. »

    Le druide chanta alors des incantation contre la voix de la femme si bien que nul n’entendit plus sa voix et que Condla (ou Conle) ne vit plus la femme à partir de ce moment-là Mais quand la femme s’en alla devant l’incantation du druide, elle lança une pomme à Condla.

    Le fils du roi est donc protégé par l’intervention du druide. Celui-ci est efficace contre les sorcières, mais pas contre les pouvoir de la pomme, car la légende révèle que le fils du roi au terme d’un mois de régime répond vivement au désir de la femme qui se présente pour la seconde fois. L’on ne compte plus les légendes, les mythes dans lesquelles pommes ou pommiers tiennent un rôle majeur, ce qui démontre l’importance des symboles qu’ils incarnent. Science, sagesse et connaissance sont les trois dons de la pomme aux hommes. En outre, elle permet à ceux-ci de transférer leurs maux en elle, pour qu’ils disparaissent peu à peu avec son pourrissement. Le pommier, l’arbre sacré de druides, et son fruit, placent l’homme face à différents choix : celui du monde matériel limité en lieu et en temps, ou celui de l’autre monde, que nous devons mériter d’une certaine façon.

    La paix éternelle doit passer par la sagesse sur la terre.

    Un autre choix tient en la connaissance : car à défaut de sagesse, le savoir devient frelaté, pernicieux, et porte l’homme vers le néant, sa propre destruction.

    _________________

    J'aime

  2. Francesca dit :

    Fêter le Roseau

    Merci Shamallo

    on dit aussi que le ROSEAU est fêté Du 28 octobre au 24 novembre, vous êtes… Roseau (Ngetal) ?
    Arbre de la nymphe Philyra, fille d’Okeanos.
    Son fils, le centaure Chiron, fut un illustre guérisseur

    On lui prête les attributs suivants : Fidélité, divination
    Divinité: Goibniu ou Govannon

    Le roseau est le signe emblématique de l’Est. Les caractères de l’espace oriental vont donc largement imprégner ce symbole végétal et aquatique, indice de richesse. L’Est est un pôle important de la rose des vents aztèque. c’est fondamentalement le côté de l’eau; l’orient, c’est d’abord l’Atlantique, que les Aztèques appellent  » l’eau céleste, l’eau divine « . c’est aussi la côte du Golfe du Mexique, avec ses propriétés climatiques: exubérance tropicale, chaleur, fertilité perpétuelle, abondance en eau. Les terres basses qui bordent l’océan sont en effet gonflées d’immenses lagunes et couvertes d’une végétation dense et persistante : à la différence des terres du Haut Plateau, elles ne connaissent point d’hiver et ignorent les périodes de sécheresse.

    Tout naturellement, cette terre bénie des dieux où les produits du sol poussent sans effort évoquera l’idée d’un paradis terrestre. De plus ce territoire servira de berceau à l’une des plus anciennes civilisations du Mexique, les Olmèques : l’orient est pour cette raison toujours associé à l’idée de haute culture et de civilisation. Le roseau, vecteur privilégié de ces valeurs orientales, apparaît donc comme un signe prestigieux, directement connecté au monde de la lumière, de la tradition et du savoir. Il est tenu pour un signe éminemment religieux. A la suite du grand dieu civilisateur, Quetzalcoatl, le serpent à plumes, né un jour roseau, le signe est vénéré par les prêtres et les auxiliaires du clergé.

    Il prédispose à la concentration, à la méditation, à l’élévation d’esprit. Les êtres nés sous le signe  » roseau » ont un tempérament intellectuel, volontiers contemplatif. Ils font montre d’une grande ferveur dans leurs convictions. chez eux se trouvent les grands érudits, les grands initiés, les sages et les devins. Un aussi bon signe se devait d’avoir ses travers : ce sont les caractères de la plante aquatique qui les fournissent. Les hampes de roseau sont-elles creuses?

    L’intelligence va souvent de pair, remarquent les Aztèques, avec une  » absence de cœur ». Les joncs plient-ils au premier souffle du vent? On en induit que les esprits religieux manquent de personnalité. Et puis le serpent à plumes qui est si intimement lié au signe  » roseau il est une figure du dieu du vent; il donne certes l’inspiration aux savants et aux poètes, mais une certaine méfiance est de rigueur: car le vent est capricieux, changeant, incontrôlable.

    Les textes, enfin, nous rassurent pleinement sur le comportement des intellectuels à table : à l’image du roseau qui réclame beaucoup d’eau pour croître, ce sont de « grands buveurs et de gros mangeurs ». D’ailleurs le dieu « Deux-roseau » était le dieu des banquets.

    J'aime

  3. Shamallo dit :

    Arbres vénérés par les Druides

    880
    Veois l’arbre dont le fruit vermeil
    Esplandit comme le Soleil;
    Veois cest aultre à pomme argentine,
    Mieulx odorante qu’aube-espine:
    Eslis celle que tu voudras,
    885
    Et sois très-seur que tu l’auras:
    Car des deux n’est qu’une pratique
    Qu’est souveraine et authentique:
    Toutes deux se font par voye une,
    C’est à sçavoir Soleil et Lune
    890
    Unis au ventre maternel
    Qu’est Mercure connaturel,
    Les alimentant de son laict
    Et les amenant à leur faict
    Par lents degrés, sans violence,
    895
    Tousjours selon leur appétence.
    Ainsi leur force intérieure
    De jour en jour et d’heure en heure,
    S’esveloppe…

    (« Petit traité d’alchymie intitulé le sommaire philosophique », Nicolas Flamel, Bibliotheca Hermetica 1977)

    Aube-espine

    J'aime

  4. Francesca dit :

    Fêter le peuplier

    Symbolique: C’est l’arbre du Peuple (d’où son nom tiré du latin Populus) car c’était sous des Peupliers que l’on prenait autrefois les décisions importantes.

    Suivant la Tradition européenne le peuplier est attaché à l’Autre Monde, ,à la vie cyclique des âmes, c’est l’arbre de la mélancolie, du souvenir des êtres disparus… Pour les druides, le peuplier symbolisait le vieil âge de l’homme en raison de ses feuilles blanches. Mais le peuplier est aussi toujours porteur d’espoir et promesse de régénérescence.

    Légende : La mythologie grecque raconte que la nymphe Leucé se métamorphosa en peuplier en tentant vainement d’échapper à Hadès qui la poursuivait. Elle demeure depuis, dans l’Autre Monde, sur la rive du fleuve « Mémoire ». Héraclès, ayant visité le territoire des morts, ramena une branche de ce peuplier et s’en tressa une couronne. Les feuilles qui touchaient sa tête devinrent blanches tandis que les autres restaient noires comme l’âme des morts. Depuis, on honore le peuplier blanc car sa double couleur en fait un arbre des deux mondes.

    Méditer sous cet arbre: …vous aidera à oublier les choses vaines pour accéder à votre véritable mémoire profonde (karmique).

    Dans le langage floral: les fleurs de peuplier désignent le temps, le courage d’entreprendre et la patience.
    Vertus médicinales: Nombreuses. Le peuplier est connu pour ses vertus toniques, expectorantes, fébrifuges, diurétiques, aseptisantes et vulnéraires. Il est utilisé notamment pour soutenir les traitements contre les hémorroïdes, les problèmes urinaires, les intoxications alimentaires, les affections pulmonaires, les douleurs articulaires, les gerçures et les rhumatismes.

    Les amérindiens utilisaient sa résine contre les maladies de peau.

    J'aime

  5. Francesca dit :

    fêter le sureau

    Le Sureau se fête du 25 novembre au 22 décembre de chaque année druidique. Il est associé à la lettre oghamique R correspondant à l’Ogham Ruis et la rune Feoh.

    Le sureau est un des plus importants arbres sacrés des druides. Il symbolise la fin ou le début d’un cycle cosmique. Il est béni et éloigne les problèmes et les conflits, car, il est l’habitat privilégié des fées et bons génies. Il favorise la réalisation de vœux.

    Il est planté près des maisons pour faire fuir les mauvais esprits. Il sert à réaliser des baguettes de cérémonie pour tout rituel. Le sureau est l’arbre de la réincarnation, représentant une roue qui tourne. Son bois était utilisé par les bardes, pour la fabrication de flûtes magiques permettant de communiquer avec les esprits des morts.

    Les druides en extraient un jus qui est utilisé comme teinture bleue.

    le Sureau Noir, fait partie de la famille du Chevre-Feuille, Capifoliaceae. Cependant, certaines references ont ete faites tout dernierement a une re-classification du genre Sambucus a une nouvelle famille, Adoxacea.

    Aux yeux des Druides le Sureau est sacré. Il fait partie de “l’Ogham”, le calendrier aux arbres des Celtes. Le “Ruis”, ou Sureau, représente le Solstice d’Hiver. C’est un temps de transition entre l’obscurité et la lumière, la mort et la régénération, et l’Hiver et le Printemps. C’est l’aptitude du Sureau a pouvoir renaitre d’un bois apparemment mort et de prendre racine aisément un fois cassé qui le place comme symbole de ces caractéristiques. Ruis est représenté par une ligne droite coupée de 5 barres, rappelant peut-être les 5 parties de ses fleurs.

    Pour certains, il est connu comme “Elda Mor” ce qui signifie la Mère Sureau, l’Esprit du Sureau. En Bretagne on l’appelle “Lady Ellhorn”. Il exige le respect et a la réputation de punir ceux qui se servent de lui de façon égoiste ou sans raisons valables. le Sureau: “Il est l’arbre de la vie par ses produits salutaires, et un symbole de zèle parce qu’il pousse n’importe où rapidement et sans réclammer de soins particuliers. C’est l’arbre du Diable, son adoration païenne était punie par les Chrétiens.”

    Le Sureau a longtemps fait partie du Monde des Fées: il est dit que pour voir ce monde féérique il suffit de s’endormir sous un Sureau une nuit d’été et d’inhaler son parfum divin. Il est dit aussi être le domicile des dryades, esprits des forets, et que dans ses racines s’installent les élèves. La tige creuse du Sureau aurait servie a la fabrication de la flute de Pan, instrument musical des fées.

    J'aime

  6. Francesca dit :

    fêter le tilleul

    Le Tilleul se fête du 28 Octobre au 24 Novembre de chaque année druidique. Il est associé à la lettre oghamique P correspondant à l’Ogham Peith.

    Le tilleul est le symbole de l’amitié et de la fraternité entre les hommes c’est pourquoi ses pouvoirs sont bénéfiques .il est vénéré pour ses pouvoirs de guérison.

    A son contact physique, on peut développer le don de divination et de prédiction, pour se faire il faut se présenter face à lui, détendu et faire le vide intérieur en respirant profondément et lentement.

    Le tilleul éloigne, comme la plupart des arbres druidiques, les mauvais esprits des lieux ainsi qu’il protége du mauvais œil. La médecine druidique utilisait ses fleurs parfumées pour en faire une tisane aux vertus adoucissantes.

    Le Tilleul, dont les feuilles furent appréciées pour leurs vertus calmantes

    Les Vates, auxiliaires des Druides, sacrificateurs et naturalistes, utilisaient le Tilleul pour calmer les spasmes, la douleur ou conjurer l’insomnie. En ces temps de sagesse, le sommeil était reçu comme un bienfait, celui qui avait perdu son endormissement naturel inquiétait. L’on craignait que restant vigilant la nuit, la tentation lui vienne de percer avec arrogance le mystère des turbulences de l’obscur, pour son usage privé. De lui, les anciens pensaient que la peur de ses cauchemars menait l’insomniaque à déléguer à autrui le soin de rêver à sa place.

    Les Gaulois, suprêmement avertis des effets de l’absorption de boissons provoquées par l’infusion et la macération de certaines écorces, fleurs ou fruits, ne faisaient pas toujours entrer le Tilleul dans la composition de breuvages aux suites purement altruistes. Lié au sommeil et à l’hypnose…

    J'aime

  7. Francesca dit :

    fêter l’if

    L’If se fête à la Toussaint, le jour des morts. Il est associé à la lettre oghamique I correspondant à l’Ogham Idad et la rune Eoh.

    L’if est le plus ancien des arbres, dans le monde druidique, il est l’emblème de l’immortalité de l’âme et de l’éternité absolue. C’est l’arbre funéraire. on utilise son bois dans la fabrication de boucliers et de lances, ce qui lui donne un pouvoir guerrier.

    La roue druidique de l’infini est réalisée dans son bois. On le trouve souvent à proximité des cimetières et endroits sacrés. Sa résine et ses fruits sont toxiques.

    C’est pourquoi il est vénéré et craint pour ses pouvoirs ésotériques et divinatoires : l’if voit et sait tout. C’est une plante particulièrement toxique pour les hommes et pour les animaux. Tous les cavaliers savent que l’on ne doit pas attacher un cheval au le tronc d’un if. Une décoction de 50 g de feuilles d’if est mortelle, le responsable est un alcaloïde, la taxine. Chez l’homme, l’if engendre des troubles digestifs, nerveux, respiratoires et cardio-vasculaires qui peuvent entraîner la mort. Seule la pulpe de l’arille en serait dépourvue et ne serait pas dangereuse. Cette toxicité a été utilisée par les Gaulois pour empoisonner la pointe de leurs flèches.

    Les laboratoires pharmaceutiques ont mis en évidence les particularités de l’if dans la chimiothérapie anticancéreuse.

    Légendes et symbolisme
    Intimement lié à la mort, il hante les cimetières de sa silhouette robuste. Paradoxalement, il égaie les jardins publics de sculptures végétales…

    Est-ce à cause de sa longévité exceptionnelle ou de sa toxicité, l’if est souvent associé aux cimetières.
    Chez les Grecs, il est l’arbre voué à Hécate, déesse de la magie et des enchantements.

    Chez les Celtes, il est l’Arbre funéraire. Les druides se servaient de baguettes d’If dans leurs rituels de divination.. Dagda, le (« bon dieu » des druides ) était revêtu d’une tunique rouge d’If et sa massue aux pouvoirs de vie et de mort était certainement un tronc d’If. L’arbre était aussi l’emblème des Ovates, classe de druides devins et médecins qui étudiaient ses propriétés tant bénéfiques que toxiques.

    Dans la mythologie nordique l’if est avec le frêne l’Arbre du Monde de l’Univers qui relie la Terre au Ciel, liant les ancêtres morts (les Dieux) à leurs « descendants », les vivants.

    Certains prétendent que par forte chaleur, l’if produit une émanation toxique qui provoque des hallucinations. Elles étaient utilisées par les oracles et avaient le pouvoir de nous transporter dans un monde onirique. En Normandie au XIXème siècle, un if qu’on disait « enchanté » « ensorcelait » ceux qui prenaient le risque de s’asseoir sous ses branches.

    J'aime

  8. Francesca dit :

    Voici la liste calendaire des arbres vénérés par les druides :

    1. L’If : fêté à la Toussaint, jour des morts
    2. Le Tilleul : du 28 Octobre au 24 Novembre
    3. Le Sureau : du 25 novembre au 22 décembre
    4. Le bouleau : du 24 décembre au 20 janvier
    5. Le Sorbier : du 21 janvier au 17 février
    6. Le Frêne : du 18 février au 17 mars
    7. L’Aulne : du 18 mars au 14 avril
    8. Le Saule : du 15 avril au 12 mai
    9. L’Aubépine : du 13 mai au 9 juin
    10. Le chêne : du 10 juin au 7 juillet
    11. Le Houx : du 8 juillet au 4 août
    12. Le Noisetier : du 5 août au 1 septembre
    13. La Vigne : du 2 septembre au 29 Septembre
    14. Le Lierre : du 30 septembre au 27 octobre

    La médecine et la magie druidiques utilisaient les arbres. Récepteur / transmetteur des énergies cosmiques et telluriques, ils possèdent eux-aussi le pouvoir de guérir. Les druides connaissaient la puissance du message porté par les arbres. Ils ont des bosquets sacrés, des églises naturelles dans lesquelles ils atteignent les plus hauts degrés de leur initiation.

    La symbolique de l’arbre est très présente et est commune à de nombreuses traditions. Dans la Kabbale par exemple, l’Arbre de Vie est un concept de base. Dans l’optique chamanique, les arbres soutiennent le Monde.
    A lui seul, l’arbre représente les quatre éléments de l’alchimie, donc de la vie : eau, air, terre, feu et même bois si l’on se réfère à la tradition chinoise.

    Il est l’axe du monde qui relie le ciel à la terre.

    Les principales essences de bois utilisées en médecine druidique sont : le bouleau, le chêne, le pommier, le frêne dont on utilise le jus des feuilles contre les morsures de serpents, l’aulne utilisé pour les ulcères, le saule qui était utilisé comme antiseptique, l’aubépine qui calmait les émotifs et les anxieux, le noisetier ou coudrier qui, comme le frêne, éloigne les serpents, le sureau pour la digestion, la cicatrisation….

    Et si vous connaissez quelque chose d’autre, ne vous privez pas surtout ….

    J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s