L’architecture cosmique.

L’architecture de notre environnement peut être mise en lumière par les mathématiques et la géométrie. A partir du chiffre quatre et ses multiples, les planètes du système solaire, la Lune, et le Soleil semblent remarquablement liées entre elles par le biais de figures géométriques simples, que Platon nommait les « cinq Solides ».

Le philosophe grec avait développé toute une philosophie autour d’un concept, qu’il met dans la bouche de son maître Socrate : celui des « Idées ». Selon les Platoniciens, les Idées sont l’essence ou la vraie réalité du monde. D’elles dérive l’existence des choses, animées et inanimées. Si le monde est impermanent ; les Idées, elles, sont permanentes. De même, notre psychisme est, pour Platon, structuré inconsciemment par les Idées. Notre pensée ne provient pas de l’expérience : l’expérience se greffe sur notre structure interne, ignorée et inconnue de nous, et nous conduit à la formulation de vues fausses ou partielles. Est-ce à cette charpente que Mikao Usui fait référence en indiquant le fondement même de sa méthode de conserver une pensée saine et conforme à la vérité ?

En effet, en faisant taire le mental discursif, la structure du réel et de notre psychisme peut être retrouvée ; la connaissance est alors un simple mécanisme de réminiscence. Platon en fait la démonstration en interrogeant un jeune esclave et en lui faisant résoudre des thèmes philosophiques, et même des équations mathématiques. C’est ce qu’affirmait le Bouddha deux siècles plus tôt en Inde : notre nature fondamentale est éveillée et savante ; l’ignorance propre à l’existence humaine et nos expériences subjectives nous la voilent.

Or pour Platon, les Idées peuvent être connues au travers de cinq formes géométriques (ce qui nous intéresse directement ici). Il les décrit dans son Timée comme suit :
« La première chose à expliquer ensuite, c’est la forme que chacun d’eux a reçue et la combinaison de nombres dont elle est issue. Je commencerai par la première espèce, qui est composée des éléments les plus petits. Elle a pour élément le triangle dont l’hypoténuse est deux fois plus longue que le plus petit côté. Si l’on accouple une paire de ces triangles par la diagonale et qu’on fasse trois fois cette opération, de manière que les diagonales et les petits côtés coïncident en un même point comme centre, ces triangles, qui sont au nombre de six, donnent naissance à un seul triangle, qui est équilatéral. Quatre de ces triangles équilatéraux réunis selon trois angles plans forment un seul angle solide, qui vient immédiatement après le plus obtus des angles plans. Si l’on compose quatre angles solides, on a la première forme de solide, qui a la propriété de diviser la sphère dans laquelle il est inscrit en parties égales et semblables. La seconde espèce est composée des mêmes triangles. Quand ils ont été combinés pour former huit triangles équilatéraux, ils composent un angle solide unique, fait de quatre angles plans. Quand on a construit six de ces angles solides, le deuxième corps se trouve achevé. Le troisième est formé de la combinaison de deux fois soixante triangles élémentaires, c’est-à-dire de douze angles solides, dont chacun est enclos par cinq triangles plans équilatéraux, et il y a vingt faces qui sont des triangles équilatéraux. Après avoir engendré ces solides, l’un des triangles élémentaires a été déchargé de sa fonction, et c’est le triangle isocèle qui a engendré la nature du quatrième corps. Groupés par quatre, avec leurs angles droits se rencontrant au centre, ces isocèles ont formé un quadrangle unique équilatéral. Six de ces quadrangles, en s’accolant, ont donné naissance à huit angles solides, composés chacun de trois angles plans droits, et la figure obtenue par cet assemblage est le cube, qui a pour faces six tétragones de côtés égaux. Il restait encore une cinquième combinaison. Dieu s’en est servi pour achever le dessin de l’univers » .

Platon associe ensuite ces solides à la doctrine grecque des Eléments. A chaque solide correspond un des cinq Eléments, comme bases constitutives de l’espace :
– la Terre, associée à l’élément le plus stable, est vue comme un cube ;
– l’Eau est vue comme un icosaèdre, polyèdre composé de 12 sommets et de 20 faces, chacun étant un triangle équilatéral, et dont 5 se rejoignent à chaque sommet ;
– le Feu est vu comme un tétraèdre (la pyramide), le plus mobile et le plus pointu ;
– l’Air est vu comme un octaèdre, une double pyramide à 4 faces, cul à cul ;
– l’Espace est vu comme un dodécaèdre, composé de 12 faces constituées de pentagones.

Pourquoi des polyèdres et cinq formes seulement ?

Un polyèdre est une forme géométrique à trois dimensions ayant des faces planes, qui se rencontrent le long d’arêtes droites. Pour être qualifié de « régulier », le polyèdre est soumis à diverses règles :
– il doit être inscriptible dans une sphère ;
– tous ses côtés doivent être isométriques (de même mesure) ;
– tous ses angles doivent être également de même mesure ;
– il doit avoir le même nombre de polygones réguliers en chacun de ses sommets.

Ce nombre est évidemment au minimum de 3. Le maximum dépendra de l’angle du polygone régulier. En effet si la somme des angles au sommet atteint ou dépasse 360°, nous obtenons un plan ou une superposition des faces. Le polyèdre n’est alors plus régulier.

Commençons donc par 3. Le polygone régulier ayant 3 côtés est le triangle équilatéral, chaque angle mesure 60°.
Si nous en plaçons 3 à chaque sommet du polyèdre régulier, nous obtenons le tétraèdre régulier.
Si nous plaçons 4 triangles équilatéraux à chaque sommet du polyèdre régulier, nous obtenons l’octaèdre régulier. Si nous plaçons 5 triangles équilatéraux à chaque sommet du polyèdre régulier, nous obtenons l’icosaèdre régulier. Et si nous essayons avec 6 triangles, nous avons 6 x 60° = 360°, nous n’aurons pas de sommet pour le polyèdre ; le nombre de polyèdres est donc de 5 seulement.

Regardons maintenant le polygone régulier à 4 côtés, comme le carré. On peut placer 3 carrés en chaque sommet du polyèdre régulier, nous obtenons le cube.
Si nous essayons 4 carrés, nous avons 4 x 90° = 360°, nous n’aurons pas de sommet pour le polyèdre. Il n’est donc pas régulier.

Regardons maintenant le polygone régulier à 5 côtés, il s’agit du pentagone régulier dont chaque angle mesure 108°.

On peut placer 3 pentagones réguliers en chaque sommet du polyèdre régulier, nous obtenons le dodécaèdre.
Si nous essayons 4 pentagones, nous avons 4 x 108° = 432°, supérieur à 360°. Il y aura superposition, nous n’aurons pas de sommet pour le polyèdre ; il n’est donc pas régulier.

Les autres polyèdres réguliers ont des angles de plus en plus grands, inutile alors de continuer. Nous avons ainsi obtenu les cinq seuls solides parfaits de Platon.

Euclide, le mathématicien grec, conclue son oeuvre « Les Eléments » par cette démonstration, prouvant qu’il existe exactement et seulement cinq polyèdres convexes réguliers : le tétraèdre, le cube, l’octaèdre, le dodécaèdre et l’icosaèdre. Chacun des solides de Platon permet, en outre, de vérifier la formule mathématique d’Euler : F + S = A + 2. Le nombre F de faces, ajouté au nombre S de sommets, est égal au nombre A d’arêtes, auquel est additionné le chiffre 2.

En reproduisant ces cinq formes, avec les formules mathématiques permettant de les tracer en deux et trois dimensions, on a une idée des forces structurant le système solaire pour y produire la vie. Car si les Grecs ont accordé une signification mystique aux cinq solides réguliers en les liant aux Eléments ; ce n’est qu’à la Renaissance que l’astronome Kepler (1571-1630) pensait que le nombre et la disposition des planètes était une manifestation de la volonté de Dieu et n’était donc pas arbitraire. Il encastra les cinq planètes connues à l’époque dans les cinq solides parfaits platoniciens. A chaque sphère, il associa une planète, le rayon de la sphère donnant la distance moyenne de la planète au soleil. Chaque polyèdre est inscrit dans une sphère et circonscrit dans une autre. Vénus correspondait à l’octaèdre, la Terre à l’icosaèdre, Mars à au Dodécaèdre, Jupiter au tétraèdre et Saturne au cube.

Dans son ouvrage « Le mystère cosmique », Kepler décrit les planètes du système solaire en fonction ces 5 formes pour expliquer le « plan divin » ou « verbe créateur de Dieu » sur Terre :
– Mercure est le médiateur entre le Soleil et les planètes ;
– Les planètes se voient associées à un élément et à un solide comme suit :
. Mars / espace / dodécaèdre / 12 faces ;
. Vénus / air / octaèdre / 8 faces ;
. Jupiter / feu / tétraèdre / 4 faces ;
. Terre / eau / icosaèdre / 20 faces ;
. Saturne / terre / cube / 6 faces.

On doit ajouter aux cinq planètes l’action des deux grands luminaires céleste, Lune et Soleil, qui, depuis la nuit des temps, rythment la nature et la majeure partie des rythmes biologiques et des activités humaines soumises aux cycles des jours, semaines, mois et années.

Les deux astres ont des proportions incroyablement différentes ; pourtant, ils apparaissent de tailles égales dans notre ciel. Le Soleil présente un diamètre 400 fois plus important que celui de la Lune. Toutefois, notre satellite étant 400 fois plus proche, il nous semble de taille identique. La probabilité d’une telle coïncidence est infime ; elle est basée sur le nombre 4, associé par Platon à l’élément terre et au maître de la lumière Zeus-Jupiter. Et il y a de quoi !

Le chiffre 4, qui rappelle le signe astrologique de Jupiter (symbole de la loi cosmique en astrologie), se rapporte avec la circonférence de la Terre : 40.000 kilomètres (un 4 suivi de 4 zéros). Le mètre est d’ailleurs le dix millionième du quart du méridien terrestre. Ainsi, en 24 heures, un habitant de l’équateur parcourt une distance de 40.000 km, du fait du mouvement giratoire de la Terre. Sur l’équateur de la Lune, un cratère aura parcouru 100 fois moins de distance ; soit 400 kilomètres. Une tâche sur l’équateur solaire est entraînée dans un mouvement de giration de 400² (160.000) kilomètres par jour terrestre, soit 4 fois plus vite qu’ici sur Terre.

L’axe polaire de la Terre est animé d’un lent mouvement décrivant un cône, selon un cycle d’environ 26.000 ans. Cette année tropique, ou « grande année », est de 365,242 jours. Nous avons réglé le problème en créant des années normales de 365 jours et des années bissextiles de 366. La rotation sidérale de la Terre est de 23 heures 56 minutes et 4 secondes ; que nous avons arrondie à 24 heures. Cette dernière est donc inférieure de 4 minutes moins 4 secondes. La durée d’une rotation de la Terre est inférieure de 27,32°/ooo (pour dix mille) à la journée terrestre ; or 27,32 jours est justement la durée de révolution lunaire.

On a déduit, en observant les tâches solaires de sa surface, que la rotation sidérale de sa photosphère, sur le noyau du Soleil, était de 25,38 jours à son équateur. Or, les deux astres nous apparaissent dans le ciel sous forme d’un disque de 0,25 degré, soit un quart (1/4) de degré, de rayon. On retrouve donc ici chez le chiffre 4. Le noyau, quant à lui, gire d’un seul bloc en un peu plus de 27,3 jours.

Du point de vue de la Terre, et non plus sidéral, un point donné à l’équateur du Soleil mettra également 27,3 jours pour nous faire face une seconde fois ; notre planète se déplaçant sur son orbite en ellipse. Cette rotation synodique du Soleil se trouve être égale à la durée exacte de la révolution de la Lune autour de la Terre (communément, on arrondit à 28 jours). Ce double synchronisme de la Lune et du Soleil est un fait exceptionnel d’un point de vue statistique.

Les dimensions apparentes, quasiment similaires, des astres engendrent des éclipses spectaculaires : lorsque la Lune vient s’aligner précisément avec l’astre du jour ou que l’ombre de la Terre est projetée sur la Lune et la rend invisible. La Lune ne se contente pas de nous paraître de la même taille que le Soleil et de s’être synchronisée avec lui, sa période de révolution sidérale de 27,32 jours semble une règle générale pour tout le système solaire.

Voici une série d’observations publiées dans le magazine d’astronomie franco-australien Nexus . Résultat d’une longue recherche astronomique, une vaste architecture mathématique particulièrement élaborée met en évidence une troublante « signature » au sein du système solaire. Cette cathédrale céleste présente de multiples facettes : géométrie, phénomènes inversés, jeux de chiffres, etc.

Partant d’un surprenant jeux arithmétique autour du chiffre 4 qui se révèle être la pierre angulaire numérique du système solaire, José Frandelvel expose également comment la Terre, la Lune, Vénus et Mercure sont incroyablement reliés mathématiquement aux figures géométriques simples telles que le cercle, le carré, le triangle et le pentagone, ainsi qu’aux cinq volumes réguliers dits « de Platon » : le tétraèdre (4 faces triangulaires), le cube (6 faces carrées), l’octaèdre (8 faces triangulaires), le dodécaèdre (12 faces pentagonales) et l’icosaèdre (20 faces triangulaires).

José Frandelvel écrit :
« Commençons par une petite expérience simple et amusante. Inscrivons, sur notre calculette électronique, la valeur de cette révolution lunaire de la manière la plus précise, soit 27,32166. Ensuite, une simple pression sur la touche inverse affichera le résultat 0,036600… Les trois premiers chiffres significatifs 366 nous donnent directement le nombre de rotations de la Terre en un année normale (non-bissextile).

Dans une année calendaire normale, la Terre effectue 366 rotations, mais du fait de sa révolution autour du Soleil, elle ne connaît que 365 journées ou alternances jour/nuit. Calculer l’inverse d’un nombre, en l’occurrence 27,32166 , revient à effectuer la division suivante : 1 / 27,32166 = 0,036600…

Si l’on compare la période de notre journée solaire à celle de la révolution lunaire, c’est exactement la même équation qui est posée, c’est-à-dire : 1j / 27,32166j = 0,036600…

Maintenant si l’on compare, non plus la journée solaire terrestre, mais la période de rotation sidérale de la Terre à celle de la révolution de la Lune, l’équation est légèrement différente puisque la période de rotation de la Terre est un peu inférieure aux 24 heures d’une journée. La rotation terrestre s’effectuant en 23 heures 56 minutes et 4 secondes, cela correspond à 0,99727 jour. L’équation s’écrit alors : 0,99727j / 27,32166j = 0,03650.

Cette fois, les trois premiers chiffres significatifs nous donnent le nombre de jours dans une année normale de notre calendrier ».

En ce qui concerne les rapports du cercle au carré, que nous avons nous-même réglés plus haut avec la circulature du carré et la quadrature du cercle, la Lune en donne également la clef. Pour placer un carré dans un cercle de même périmètre, il suffit de donner au carré un côté réduit de 27,32% du diamètre du cercle. Soit le chiffre de la révolution sidérale de la Lune : 27,32 jours.

Si l’on inscrit totalement un cercle dans un carré, il s’avère que la surface du carré est supérieure de 27,32% à la surface du cercle inscrit, soit à nouveau la valeur (27,32 jours) de la révolution lunaire.
Le cercle étant la représentation en deux dimensions de l’écliptique du Soleil et le carré étant la forme géométrique par excellence liée au chiffre 4 en ayant 4 côtés égaux et 4 angles égaux, la Lune apparaît comme un médiateur entre les deux figures : le ciel et le sol. Ce petit jeu des formes géométriques et des périodes de révolution s’applique à toutes les planètes du système solaire.

Autres exemples : on peut obtenir l’aire du triangle en diminuant celle du cercle de 58,65%.
Cette fois, c’est la valeur de la rotation sidérale de la planète Mercure (58,65 jours) que l’on retrouve dans ce rapport entre un cercle et son triangle équilatéral inscrit. En diminuant l’aire du cercle de 24,3%, 243 jours est valeur de la rotation sidérale de Vénus, on obtient celle du pentagone qui s’y inscrit.

Ce qui vaut en deux dimensions se retrouve en trois dimensions. Lorsque l’on intègre un cube B entre deux boules, A une plus grande à l’extérieure et B, une plus petite à l’intérieur : la grande sphère A contient 2,721 fois plus que le cube C, qui lui est intérieur. Or, la valeur de la révolution draconitique de la Lune est de 27,21 jours ! La révolution draconitique lunaire est la durée entre deux passages successifs de la Lune à son noeud ascendant ; le nœud ascendant étant le point de l’orbite de la Lune où il traverse l’écliptique solaire depuis l’hémisphère céleste Sud vers l’hémisphère Nord. La période séparant deux éclipses est obligatoirement un multiple exact de la révolution draconitique lunaire de 27,21 jours.

Le volume de la petite sphère C équivaut à 0,524 fois le volume du cube B ; nombre de la partie décimale de la distance moyenne (1,524 unités astronomiques) entre le Soleil et la planète Mars. De plus, Mars effectue sa révolution solaire en 687 jours, avec une progression moyenne par jour de 0,524 degré (360° : 687 j = 0,524). Sous sa forme arrondie ce nombre 0,524 est une image du 52 que nous allons découvrir plus avant.

De plus, en passant de la petite sphère à la grande sphère, le volume est multiplié par 5,2 (5,196 exactement, la racine carrée de 27) ; la distance moyenne entre le Soleil et Jupiter (5,2 unités astronomiques).

En plaçant un tétraèdre régulier dans une sphère, les surprises continuent. Les paramètres de Mercure se trouvent étroitement imbriqués dans les rapports du cercle au triangle, et de la sphère au tétraèdre (pyramide à base triangulaire à 4 faces et au 3 par ses côtés triangulaires). En effet, le volume d’un tétraèdre, placé dans une sphère, est obtenu en diminuant le volume de la sphère de 88%. Rappelons que la surface du triangle est de 58,65% du cercle dans lequel il s’inscrit. Or, la rotation sidérale de Mercure est de 58,65 jours et sa révolution autour du Soleil de 88 jours. De plus, une journée sur Mercure dure 176 jours, soit trois fois la durée de sa rotation sidérale.

Conclusion.

Les anciens, dans l’Antiquité, semblent avoir bien compris ces mécanismes cosmiques, vecteurs de la vie sur Terre, et pourraient les avoir utilisés pour se sédentariser. Ils auraient alors sélectionné, en toute conscience, un lieu pour fonder la cité en fonction de divers critères dont sa ressemblance avec la voûte céleste, notamment liée à son ou ses fleuves. Ils auraient également considéré la projection de l’ombre du passage des planètes sur la surface de la Terre, où leur alignement en sens opposé du Soleil. De là, ils auraient sélectionné une date en fonction de critères astrologiques et de l’intention des fondateurs. Ensuite, ils auraient mesuré ce lieu et tracé sur le sol l’emplacement des bâtiments essentiels : temple, palais, place publique et demeures privées de chacune des castes.

Ces précautions étaient le fruit de deux préoccupations :
– une de durée, la civilisation se voulant un temps sacré hors du temps profane ;
– une de résultat, qui est de faire progresser les hommes en les retirant des mécanismes naturels rendant la sédentarité pathogène.

Pour cela, le choix du lieu et du temps pour fonder la civilisation avaient une grande importance. L’architecture et la maçonnerie n’étaient pas « libres », elles étaient réglées par les astres. Lorsque les hommes pensèrent s’émanciper de ces règles, leurs civilisations produisirent des êtres pervers et furent, au final, toutes anéanties . A ignorer les astres, on risque le désastre. Et cette remarque vaut pour l’Occident, qui a tourné le dos aux doctrines traditionnelles pour poursuivre ses chimères.

Dans le cas de Mikao Usui, on observe chez lui un retour identitaire sur lui-même, l’effet d’aubaine de l’époque Meiji, fascinée par l’Occident, ayant été probablement assez insatisfaisant pour lui. Dès lors, il convient de se demander si Mikao Usui a véritablement fait un retour aux fondements de la tradition nippone, où au contraire si son expérience de Kurama n’est pas liée à ce que la doctrine indienne appelle « la révolte des guerriers ».

Cela ne semble pas être le cas, les cinq Principes du Reiki se présentant comme une doctrine parfaitement traditionnelle. Voir à ce titre : http://www.cinq-principes.onlc.fr

Quoi qu’il en soit, parler de Reiki taoïste, et d’une origine chinoise du Reiki, est un fait qui n’est matériellement établi par aucune preuve et est même assez improbable, les sources historiques invalidant cette possibilité. Il reste que la culture japonaise ayant beaucoup emprunté à la Chine, l’étude du Taoïsme peut aider à une meilleure compréhension du Reiki.

Extrait de « Reiki, médecine mystique de Mikao Usui »,

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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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