Les onze facteurs mentaux positifs


On nomme ces facteurs mentaux positifs ou vertueux car ils ont comme caractéristique d’apporter le bonheur.

1. La foi
Dans la philosophie bouddhiste tibétaine, la foi n’est jamais une foi aveugle. Elle doit avoir trois caractéristiques: être basée sur un objet existant, qui possède les qualités recherchées et un potentiel valide. Portée sur des objets tels la loi de cause à effet ou les trois joyaux, la foi produit un état d’esprit libre d’afflictions mentales. Elle est la base du développement de toutes les qualités positives et élimine l’orgueil et les conceptions erronées. Telle une mère est nécessaire pour faire naître un enfant, la foi est la racine du chemin vers l’éveil. On peut distinguer trois types de foi:

a) La foi admirative: elle se développe en contemplant des sujets de méditation comme les qualités des trois joyaux. Elle nous emplit d’admiration en voyant leur excellence et nourrit notre motivation. Notre esprit devient alors comparable à l’eau extrêmement claire d’une rivière qui s’est calmée et dont les sédiments reposent au fond.

b) La foi croyante: elle surgit après une analyse et un raisonnement. Par exemple, après l’analyse de la loi de cause à effet, on en tire la conclusion qu’elle existe assurément. Cette foi est immuable, basée sur la raison.

c) La foi d’aspiration: elle a pour caractéristique de considérer l’objet sur lequel elle se porte comme vraiment atteignable. Cette foi s’accompagne d’un désir ardent d’atteindre des réalisations. Par exemple, en réfléchissant aux quatre Nobles Vérités, on va désirer de toutes nos forces arriver à leur pleine compréhension grâce à ce type de foi.

2. La dignité

Elle consiste en le contrôle par une personne de ses actions négatives par les trois portes pour son propre bien-être. Par exemple, au moment de voler un objet, on va réfléchir aux conséquences futures comme l’accumulation d’un mauvais karma ou la peur d’aller en prison.

3. La considération envers autrui

Elle consiste en un contrôle de ses propres actions négatives pour le bien-être des autres. Par exemple, je ne tuerai pas quelqu’un, car lui et sa famille en souffriront.

4. L’absence d’attachement

Elle a pour fonction de ne pas donner une valeur exagérée aux objets et aux personnes et ainsi constitue un remède à l’attachement. Elle permet d’éviter l’augmentation du nombre d’actes non vertueux.

5. L’absence de haine
Elle permet le développement de l’amour et de la compassion, basée sur la résolution de ne pas nuire aux autres. Elle est l’antidote à la haine.

6. L’absence de confusion
Elle résulte d’une disposition innée, de l’apprentissage, de la contemplation ou de la méditation. Elle est le remède à l’ignorance et contribue à la sagesse qui réalise la nature de toutes choses et à la compréhension de la loi de cause à effet.

7. L’enthousiasme ou effort joyeux
Il désigne la pratique joyeuse des activités positives. Il engendre les qualités positives et accroît celles déjà instaurées. Il est l’antidote à la paresse et doit être dirigé pour des activités nous menant à l’éveil et non avec des préoccupations mondaines. Le Bouddha Maitreya a dit que l’enthousiasme est la meilleure des connaissances car c’est de lui que naissent toutes les activités positives.

8. La souplesse
Elle permet l’engagement dans n’importe quelle action vertueuse sans rigidité. Il existe deux types de souplesse: la souplesse physique et la souplesse mentale. La souplesse physique est obtenue grâce à la concentration et rend le corps souple et léger. La souplesse mentale retire à l’esprit sa rigidité et permet de le placer sur un objet désiré sans effort. La souplesse s’atteint au neuvième stade de méditation. À ce niveau, l’esprit est stable comme une montagne. Notre corps et notre esprit peuvent être utilisés à notre guise.

9. L’attitude conscienceuse
Elle possède deux fonctions. Elle évite que l’esprit ne s’engage dans des actions négatives et elle protége les vertus que ce dernier a déjà accumulées.

10. L’équanimité
L’esprit qui a développé l’équanimité n’est influencé ni par l’agitation ni par la léthargie. Il reste calme et concentré sur son objet sans effort. L’équanimité est atteinte au neuvième stade de méditation.

11. La non-violence
Libre de la pensée de nuire aux autres, la non-violence est le souhait ardent que tous les êtres soient libérés de la souffrance. Elle est liée à la compassion.


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A propos Sol

Hissons haut les Coeurs Heureux y sont les Sensibles Malheureux y sont les Résistants Intolérés y sont les Tolérants
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